Et maintenant, des soupçons de délit d'initié

A. B. - ©2008 20 minutes

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Tout semble désormais possible à la Société générale. Après les plaintes pour « escroquerie, abus de confiance et faux » et « diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse » déposées jeudi, une autre a été lancée hier pour délit d'initié. Selon l'Autorité des marchés financiers, un dirigeant de la Société générale a vendu pour près de 86 millions d'euros d'actions le 9 janvier. Le titre du groupe, déjà mal en point, a perdu 22 % de sa valeur dans les quinze jours suivants.

De fait, les déboires de la société n'en finissent pas d'étonner. « Il aurait réussi à leurrer les 2 000 personnes chargées du contrôle à la Société générale ? C'est un scénario hollywoodien », réagissait hier sur 20minutes .fr Michael Albo, de la société de services financiers Effimétrics. « C'est l'exacte répétition de l'affaire Barings, sur les mêmes produits, avec les mêmes falsifications, a estimé au contraire, sous couvert d'anonymat, un expert mandaté auprès des tribunaux pour ce scandale. Kerviel connaissait les systèmes de contrôle. Tout se fait sur informatique, personne ne voit ni n'entend rien. Il n'y a pas de parade, c'est le cauchemar de tout banquier. »