L'Insee relève son estimation de croissance à 0,5% au premier trimestre

PIB D'après l'institut statistique, la croissance devrait, sur l'ensemble de 2017, atteindre 1,6%, un niveau «inédit» depuis 2011...

M.P. avec AFP
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Soldes en centre-ville de Nantes.
Soldes en centre-ville de Nantes. — FABRICE ELSNER/20MINUTES

L’Insee a de nouveau révisé à la hausse vendredi son estimation de croissance pour le premier trimestre, relevant son chiffre de 0,1 point à +0,5 %, dans sa troisième et dernière estimation du produit intérieur brut (PIB).

L’investissement des ménages a progressé de 1 %

D’après l’institut statistique, l’investissement des ménages a progressé de 1 % au premier trimestre, et celui des entreprises a augmenté de 1,9 %. Ce dernier a été favorisé par l’arrivée à échéance en avril du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs, un mécanisme de déduction fiscale sur ces investissements qui a poussé les entreprises à en profiter massivement avant son expiration.

Les dépenses de consommation des ménages en biens et services ont, quant à elles, marqué le pas (0 %), après avoir augmenté de 0,6 % au trimestre précédent, affectées notamment par le repli des dépenses en énergie, dû à des températures hivernales clémentes.

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Moins 0,7 % pour les exportations, plus 1,2 % pour les importations

Le commerce extérieur a, quant à lui, pesé sur la croissance, mais de façon plus limitée que ce qui avait été anticipé fin mai (impact de -0,6 point de croissance, contre -0,7 point). Les exportations se sont ainsi repliées de 0,7 % tandis que les importations ont grimpé de 1,2 %.

Malgré cette révision, l’institut statistique maintient inchangé son estimation de l’acquis de croissance, c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité ne progressait pas sur les trois prochains trimestres, à 0,9 %.

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Une prévision plus optimiste que celle de la Banque de France

D’après l’organisme public, la croissance devrait, aux deuxième et troisième trimestres, atteindre 0,5 % du PIB, avant de retomber à 0,4 % au dernier trimestre. Sur l’ensemble de 2017, elle devrait atteindre 1,6 %, un niveau "inédit" depuis 2011.

Cette prévision est toutefois plus optimiste que celle de la Banque de France, du FMI et de la Commission européenne, qui tablent tous trois sur une hausse du PIB de 1,4 %. Le précédent gouvernement prévoyait, lui, une croissance de 1,5 %.