Nouvelle étiquette énergie pour les appareils électroménagers: Qu'est-ce que ça changera?

CONSOMMATION Il s'agit de faciliter le choix du consommateur...

N.R. avec AFP

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Le nouveau système doit permettre d'éviter les confusions.
Le nouveau système doit permettre d'éviter les confusions. — 20 minutes - Magazine

Petite révolution à venir dans les magasins d’électroménagers : l’étiquette qui indique les performances énergétiques des appareils va évoluer. Le Parlement européen a validé ce mardi la création d’une nouvelle échelle simplifiée, pour permettre aux acheteurs d’y voir plus clair.

Pour l’instant, les appareils sont classés de « G », pour les plus énergivores, jusqu’à « A +++ » pour les plus économes. Mais cela peut provoquer une confusion. Par exemple, la différence de consommation entre des appareils classés « A + » et « A » est la même qu’entre deux appareils classés « A » et « B ». Autre fait marquant : 83 % des machines à laver neuves sont au moins classées « A ++ » selon l’UFC-Que Choisir.

Pousser à l’amélioration 

La nouvelle étiquette, qui sera déployée en 2020 en Europe, supprime les catégories intermédiaires : les produits seront désormais rangés de A à G. « Un produit qui était A +++ dans l’ancienne réglementation sera classé C sur la nouvelle échelle » explique à 20 Minutes Therese Kreitz, experte de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

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Le but de cette rétrogradation est clair : inciter les industriels à améliorer leurs produits pour les rendre toujours moins gourmands en énergie afin de rentrer dans les catégories supérieures… et donner envie aux consommateurs de les acheter. Par ailleurs, l’échelle de notation évoluera dans le temps : dès que 30 % des produits vendus dans l’UE seront classés A, leur note pourra être « dégradée » afin d’obliger les fabricants à poursuivre leurs efforts.

Les chauffe-eau à la traîne

Pour Bruxelles, la nouvelle réglementation permettra aux foyers investissant dans des appareils peu gourmands d’économiser jusqu’à 500 euros par an. Seul bémol : la nouvelle étiquette ne s’appliquera qu’en… 2030 pour les chauffe-eau.

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« Ce retard est inacceptable, a avancé a avancé Sylvie Maurer, du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc). Quand les consommateurs achètent un nouveau chauffe-eau ils ont besoin de savoir combien d’énergie il consomme. Une étiquette énergie claire peut aussi pousser les consommateurs à opter pour une technologie plus propre ».