« Les clients lambda de la Société générale n'ont pas à s'inquiéter »

B. B. (avec Catherine Fournier) - ©2008 20 minutes

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Pas de faillite en vue pour la banque française. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la Société Générale n'a pas succombé hier à la crise, et son avenir n'est pas forcément compromis. En 1995, la banque anglaise Barings avait été coulée par son courtier Nick Leeson, qui avait accumulé 1,2 milliard de dollars de pertes. Hier, Daniel Bouton, le PDG de la banque française, a assuré qu'en dépit de la fraude et des pertes dues aux ?subprimes?, le résultat net de la Société générale restera positif en 2007, entre 600 et 800 millions d'euros. Une chute néanmoins spectaculaire comparée aux 5,2 milliards de bénéfices en 2006.

« Les clients lambda n'ont pas à s'inquiéter », estime Laurent Deville, professeur d'économie à l'université Paris-X Dauphine. Selon ce spécialiste, les détenteurs d'actions seront davantage concernés par ce manque à gagner qui peut engendrer une perte de confiance sur les marchés boursiers. Reste que pour renforcer ses fonds propres, la Société générale va devoir procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros dans « les jours qui viennent ». Un appel à investisseurs qui risque de relancer les spéculations sur un éventuel rachat de la banque par l'une de ses concurrentes, ou une fusion.