Mim: Les salariés abandonnent leur projet de scop faute de financement

SOCIAL Le projet de société coopérative (Scop)  visait la reprise d'une centaine de magasins du groupe de mode à petit prix placé en liquidation judiciaire...

20 Minutes avec AFP

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Les salariés de Mim devant le tribunal de commerce de Bobigny, le 21 mars 2017.
Les salariés de Mim devant le tribunal de commerce de Bobigny, le 21 mars 2017. — Salarié MIM

Un espoir de reprise partiel qui tombe à l’eau. Le projet de société coopérative (Scop) initié par quatre salariés de l’enseigne Mim,placée en liquidation judiciaire en avril, ne pourra pas aboutir faute de financement, ont indiqué ce vendredi à l’AFP les syndicats. « C’est mort, on n’a pas le financement », a indiqué Michaël Gharbi, délégué syndical Seci-Unsa et l’un des porteurs du projet de Scop, confirmant des informations de presse.

Prêt de 10 millions d’euros refusé par Bercy

Les initiateurs de ce projet qui prévoyait la reprise de 500 salariés avaient demandé un prêt de 10 millions d’euros au ministère de l’Economie. L’Etat n’était prêt à « apporter que deux millions d’euros si on en apportait huit », a précisé Michaël Gharbi. « Mim est mort et le projet de Scop aussi », a-t-il ajouté.

Les initiateurs de la Scop - outre Michaël Gharbi, une autre déléguée Seci-Unsa et deux directeurs de l’entreprise - avaient jusqu’à ce vendredi pour déposer leur offre de rachat devant le tribunal de commerce de Bobigny.

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« Silence assourdissant des responsables politiques »

Mardi, ils avaient dénoncé le « silence assourdissant des responsables politiques » qui « préfèrent indemniser des "chômeurs" plutôt que de nous octroyer un prêt qui permettrait de relancer une marque française de plus de 40 ans ». Ils ont finalement été reçus jeudi soir à Bercy.

Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, leur projet, survenu tardivement dans la procédure judiciaire, avait reçu le soutien du gouvernement, qui avait promis d’examiner « sans délai l’octroi d’un prêt du Fonds de développement économique et social » (FDES). Malgré le changement de gouvernement, Michaël Gharbi et ses collègues voulaient « toujours » y croire. Ils avaient finalisé il y a plus de deux semaines leur demande de prêt.

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Salariés licenciés début juin

Le tribunal de commerce avait validé fin mars un projet de reprise partielle de Mim (71 magasins sur 233) par l’enseigne suisse Tally Weijl, en association avec le français Etam. Puis il avait ordonné le 26 avril la liquidation judiciaire de l’enseigne, avec à la clé la fermeture immédiate des 162 boutiques non reprises et la suppression des 791 emplois restants.

Les salariés ont été licenciés au cours de la première semaine de juin. « L’Etat préfère gérer des personnes à Pôle Emploi que sauver des entreprises françaises », a déploré Michaël Gharbi, en estimant qu’il s’agissait d’un « vrai scandale ».