La CFTC et FO signeront l’accord sur le marché du travail

Sa. C. avec agence

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Toute la semaine, la discussion va se tenir dans les instances syndicales sur le projet d'accord issu de la négociation-marathon menée jusqu'à vendredi soir.
Toute la semaine, la discussion va se tenir dans les instances syndicales sur le projet d'accord issu de la négociation-marathon menée jusqu'à vendredi soir. — Pierre Verdy AFP/Archives

Alors qu’un accord provisoire a été trouvé vendredi, les syndicats prennent position. Ainsi, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a annoncé lundi qu'il avait décidé de signer le projet d'accord, négocié depuis septembre entre les partenaires sociaux.
 
FO rejoint donc la CFTC qui avait affirmé, une heure plus tôt, par la voix de son président, Jacques Voisin, qu’elle compterait parmi les signataires. Selon lui, il s'agit de «la première étape dans la sécurisation des parcours professionnels». Ce projet permet des «avancées pour les droits des salariés.»
 
Les autres organisations
 
La CFE-CGC fera connaître sa position mardi et la CFDT jeudi. Cette dernière avait confié, vendredi, «de profonds regrets» mais a été la seule à exprimer de «vraies satisfactions», car plusieurs de ses propositions ont été reprises. De son côté, la CGT maintient le cap fixé vendredi et prévoit de ne pas signer cet accord. Maryse Dumas, membre du bureau confédéral de la CGT, a estimé lundi, sur RMC, que le texte était «à côté des problèmes qui se posent à notre pays» et suscitait «plus de critiques que d'approbations», chez les autres organisations syndicales.
 
Interrogée sur l'attitude des autres confédérations, elle a répondu que si elle «en croyait ce qui s'est dit autour de la table, tout au long de cette négociation et jusqu'au bout, il y a plus d'éléments critiques que d'éléments d'approbation de la part de certaines organisations syndicales». «En même temps, a-t-elle poursuivi, il suffit de lire les déclarations des uns et des autres pour voir que la crainte est forte que le gouvernement légifère et que la loi soit pire que l'accord». Une éventualité qui «va certainement compter dans les décisions des uns et des autres», a-t-elle estimé.
 
Un accord national interprofessionnel est valide si une majorité d'organisations syndicales (donc trois sur cinq) ne s'y oppose pas. Cet accord permet, selon le Medef, d'instaurer une «flexisécurité à la française». Le gouvernement a indiqué qu'il reprendrait sous forme de projet de loi l'accord s'il était signé.