Etats-Unis: Google accusé de discriminations salariales «extrêmes» à l'égard des femmes

JUSTICE Selon le département du Travail américain, ces discriminations se retrouvent à tous les échelons de l’entreprise, y compris les plus bas…

20 Minutes avec agence
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Illustration Google
Illustration Google — Jens Meyer/AP/SIPA

Accusant Google de discriminations salariales à l’égard de ses employées, le ministère américain du Travail vient de lancer des poursuites juridiques à l’encontre de la firme de Mountain View.

En cause « des disparités systémiques sur les rémunérations vis-à-vis des femmes », constatées « pratiquement sur l’ensemble des effectifs », a détaillé Janette Wipper, l’une des directrices régionales du Department of Labor (DOL), qui a témoigné vendredi dernier devant un tribunal de San Francisco, rapporte le Guardian. Les écarts ont été constatés sur des salaires versés en 2015.



« Nous n’avons trouvé aucune différence »

De son côté, Google se défend vigoureusement. « Chaque année, nous faisons une analyse détaillée des salaires par sexe, et nous n’avons trouvé aucune différence », a lâché le géant du Web, selon qui le ministère du Travail « n’a fourni aucune donnée ni partagé sa méthodologie ».

Le groupe fondé par Larry Page s’est également expliqué sur son modèle de rémunération : « en résumé, chaque année, nous proposons un montant pour la nouvelle rémunération de chaque salarié (incluant le salaire de base, les primes et les dédommagements) en fonction du rôle, du niveau d’emploi, du lieu de travail ainsi que les notes de performances actuelles et récentes », écrit Google ce mardi dans un communiqué.

Une « guide des bonnes pratiques »

Mais le sexe de l’employé n’est pas pris en compte dans le calcul. Les informations sur le sexe interviennent ensuite dans un modèle d’équité salariale composé de quatre phases qui permet de s’assurer qu’il n’y a « aucune différence statistiquement significative entre la rémunération des hommes et des femmes ».

Pour rappel, ces accusations interviennent trois jours après un tweet de Google soulignant qu’il avait aboli la différence de rémunération entre les sexes à l’échelle mondiale. L’entreprise américaine en a profité pour publier un guide afin d’aider d’autres entreprises à s’inspirer de son modèle.