Mim: Le tribunal de commerce accepte deux offres partielles de reprise, 800 emplois menacés

JUSTICE Les salariés de l’enseigne de textile espéraient le choix d’une autre offre, qui promettait de conserver la quasi-totalité des salariés…

Nicolas Raffin

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Les salariés de Mim devant le tribunal de commerce de Bobigny, le 21 mars 2017.
Les salariés de Mim devant le tribunal de commerce de Bobigny, le 21 mars 2017. — Salarié MIM

« Je suis scandalisée, outrée. Mim est une enseigne purement française. Quand est-ce qu’on va réussir à préserver notre savoir-faire et ce qu’on est ? ». Au téléphone, la colère de la salariée de Mim est palpable. Le tribunal de commerce de Bobigny vient de trancher ce mardi après-midi, en retenant l’offre de reprise partielle de Tally Weijl et d’Etam.

La première enseigne reprendra 69 magasins Mim (sur 240), la seconde seulement 2, ce qui représente quasiment 300 salariés. Pour les autres, soit environ 800 salariés, c’est un licenciement qui se profile dans les prochains mois.

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Jusqu’au bout, les employés de Mim ont espéré, car une autre société, le groupe Clémenty avait formulé une offre alléchante : 90 % des emplois et des magasins préservés, et l’apport immédiat de 8 millions d’euros de stock pour remplir les magasins. Mais d’après les syndicats, ce plan n’a pas convaincu le tribunal de commerce : « Cette société possédait une vraie force de frappe et une stratégie de redressement » explique une source syndicale à 20 Minutes.

Désormais, c’est l’inquiétude pour de nombreux salariés de Mim. Les magasins doivent poursuivre leur activité jusqu’à la fin de la période de redressement, en mai. Ensuite, c’est l’inconnu. La source syndicale poursuit : « C’est horrible. J’ai du mal à accepter qu’on mette 800 personnes dehors, dans des bassins d’emplois parfois pas faciles. J’ai eu une employée de 55 ans au téléphone en pleurs, qui se demandait ce qu’elle allait faire. C’est inadmissible. »