Assurance chômage: Le patronat revoit sa copie à la marge

EMPLOI Le projet d’accord amendé a été transmis lundi soir aux négociateurs syndicaux…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un pôle emploi à Marseille.
Illustration d'un pôle emploi à Marseille. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Le patronat revient à la table des négociations. Les syndicats patronaux ont retouché à la marge leur projet d’accord sur l’assurance chômage. Les efforts demandés aux seniors sont légèrement atténués mais aucune nouvelle concession sur les contrats courts n’est apportée. Le projet d’accord amendé a été transmis lundi soir aux négociateurs syndicaux, à la veille d’une deuxième séance de négociations, prévue ce mardi au siège de l’Unedic, le gestionnaire de l’assurance chômage.

Moins d’efforts demandés aux seniors âgés

Dans son nouveau texte, le patronat (Medef, CPME et U2P) ne modifie pas sa proposition concernant les contrats courts, jugée insuffisante par les syndicats. Il propose toujours de renvoyer le sujet à la négociation dans les secteurs économiques les plus utilisateurs de contrats de moins d’un mois, afin qu’ils y élaborent eux-mêmes « les incitations pertinentes (…) permettant de modérer leur utilisation ».

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En revanche, les organisations patronales adoucissent légèrement les efforts demandés aux chômeurs âgés, pour qui ils proposaient initialement de reculer de 50 à 57 ans l’entrée dans la « filière seniors », qui leur permet de toucher leur allocation jusqu’à 36 mois au lieu de 24.

Nouvelle formule de calcul d’allocation

Dans son nouveau texte, le Medef et ses partenaires patronaux proposent que la durée maximale d’indemnisation passe à 27 mois dès 55 ans, puis à 30 mois à 56 ans (au lieu de 57 ans), à 33 mois à 57 ans et à 36 mois à 59 ans.

Enfin, le patronat ne revient pas sur sa nouvelle formule de calcul de l’allocation, censée mettre fin à la situation actuelle qui avantage, à travail et salaire égaux, les personnes enchaînant les contrats de moins d’une semaine par rapport à celles qui ont des contrats plus longs.

Le patronat a toutefois un peu revu sa copie, en relevant le plancher d'indemnisation : en l'absence de reprise d'activité, l'allocataire ne pourrait être indemnisé moins de 18 jours par mois, au lieu de 17 jours proposés initialement.