Le budget 2008 définitivement adopté par le Parlement

ECONOMIE Il doit avant tout financer le coûteux «paquet fiscal» voté cet été...

Avec agence

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Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet.
Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet. — Pierre Verdy AFP/Archives
Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit de mardi à mercredi, après un marathon de deux mois, le budget 2008. Il doit avant tout financer le coûteux «paquet fiscal» voté à l'été.

Un déficit de 41,687 milliards d'euros

Après le feu vert donné en début de soirée par l'Assemblée au compromis récemment trouvé par députés et sénateurs en commission mixte paritaire, le Sénat a fait de même quelques heures plus tard par 195 voix contre 125, celles de la gauche PS, PCF et MRG.

Le budget 2008 affiche finalement un déficit de 41,687 milliards d'euros, très légèrement inférieur aux 41,721 mds du projet de loi de finances initial.

Parmi les mesures phare du texte: la réforme du crédit impôt recherche, la suppression de l'impôt sur les opérations de bourse et un prélèvement forfaitaire libératoire désormais unique (18%) sur dividendes d'actions et revenus des obligations.

Le budget prend aussi en compte plusieurs mesures - pourtant pas encore définitivement votées par le Parlement - inscrites dans le collectif budgétaire, comme sur la redevance TV, dont les conséquences électorales sont redoutées par de nombreux députés UMP, «l'écopastille» et une taxe de 2,6% sur le poisson.

Les bouilleurs de cru peuvent souffler

Le débat sur ce texte, qui aura peu passionné les députés tout au long du marathon budgétaire, s'était toutefois animé, début novembre, lors du vote surprise de la majoration de 172% du traitement du président Nicolas Sarkozy, porté à 19.000 euros net par mois. Quant aux bouilleurs de cru, ces exploitants agricoles qui distillent pour leur propre compte liqueurs ou alcools, ils peuvent souffler. Le Parlement a in extremis décidé de prolonger une détaxe fiscale en leur faveur... jusqu'en 2013.