L'héritier de l'empire Samsung arrêté pour soupçons de corruption

COREE L'arrestation intervient dans le cadre de l'enquête qui a déjà mené à la destitution de la présidente Park Geun-Hye...

20 Minutes avec AFP
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L'héritier de l'empire Samsung, Lee Jae-Yong, le 16 février 2017 devant le tribunal.
L'héritier de l'empire Samsung, Lee Jae-Yong, le 16 février 2017 devant le tribunal. — CHINE NOUVELLE/SIPA

L’héritier du géant sud-coréen Samsung a été arrêté vendredi dans le cadre d’une enquête pour corruption et trafic d’influence qui a mené à la destitution de la présidente du pays Park Geun-Hye, a annoncé la justice sud-coréenne.

« Il est avéré qu’il est nécessaire d’arrêter (Lee Jae-Yong), à la lumière d’une nouvelle charge et de nouvelles preuves », a indiqué dans un communiqué un porte-parole du tribunal.

Accusé d’avoir versé 40 millions de dollars de pots-de-vin

Vice-président de Samsung Electronics et fils du président du groupe, Lee Jae-Yong, 48 ans, est accusé d’avoir versé près de 40 millions de dollars de pots-de-vin à la confidente de l’ombre de la présidente Park Geun-Hye en échange de faveurs politiques.

Lee a été incarcéré dans un centre réservé à la détention provisoire après une comparution jeudi devant le tribunal de Séoul où les juges ont examiné la demande d’arrestation le concernant.

Le patron de fait du premier conglomérat sud-coréen avait déjà été interrogé plusieurs fois dans cette affaire qui secoue le pays et a entraîné la destitution de la présidente.

Il y a un mois, l’équipe spéciale d’enquêteurs avait envoyé une onde de choc au sein du conglomérat en requérant l’arrestation de Lee pour des soupçons de corruption, d’abus de biens sociaux et de parjure.

Samsung dans la tourmente

Le premier fabricant mondial de smartphones, qui pèse un cinquième de l’économie sud-coréenne, se remettait déjà à peine de la débâcle du rappel planétaire de son Galaxy Note 7 aux batteries explosives. Lee est devenu le patron de facto de Samsung après la crise cardiaque de son père en 2014.

Les enquêteurs cherchent en particulier à savoir si les versements effectués par Samsung ont servi à acheter le feu vert du gouvernement à une fusion controversée entre deux de ses entités en 2015.