Alstom: La commande de TGV n'est pas menacée, jure le gouvernement

PLAN DE SAUVETAGE Cette commande sera confirmée avant la fin du mois de février, a assuré le secrétaire d'Etat à l'Industrie, coupant court aux rumeurs...

20 Minutes avec AFP

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L'usine TGV Alstom de Belfort.
L'usine TGV Alstom de Belfort. — WITT/SIPA

La commande de quinze rames TGV à l’usine Alstom de Belfort sera confirmée « avant la fin du mois de février ». Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, a réaffirmé, ce lundi, l’engagement pris par le gouvernement en octobre 2016 afin de sauver le site industriel situé en Bourgogne-Franche-Comté. Cette annonce intervient alors que, selon une note des services juridiques de Bercy datant de début décembre et relayée par la lettre spécialisée Mobilettre, ce plan de sauvegarde semblait être remis en cause, pour des raisons juridiques.

« Aucune remise en cause des éléments convenus »

« Ce qui est dit dans la note, c’est que l’Etat financerait directement l’achat des quinze rames TGV, or, depuis le début », il faut voir « comment la SNCF peut passer la commande », via un appel d’offres, « sachant que, bien évidemment, l’Etat financera dans ce cadre-là », a précisé Christophe Sirugue. Ce dernier a par ailleurs assuré que l’engagement de la SNCF à répondre à un tel appel d’offres restait intact.

La commande n’est « absolument pas remise en cause », a pour sa part affirmé un peu plus tôt Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté, rapportant un échange téléphonique lundi matin avec Guillaume Pepy, président de la SNCF. « Les services de l’Etat travaillent pour que la commande (de 15 rames de TGV destinées à la ligne Intercités Marseille-Bordeaux) puisse être passée », a déclaré de son côté Hugues Besancenot.

Le préfet du Territoire de Belfort était interrogé à l’occasion du lancement, ce lundi, de la modernisation de la voie d’essais du site Alstom de Belfort, qui permettra de faire de ce site le centre européen de maintenance ferroviaire. Cette création faisait partie du plan de sauvegarde de l’usine annoncé par l’Etat en octobre 2016 pour éviter le déménagement en Alsace du site historique du constructeur ferroviaire, qui emploie plus de 400 personnes à Belfort.