Uber: Muni de faux documents, un journaliste se fait embaucher en quelques minutes

SOCIETE Objectif de la manœuvre : montrer que la branche française du géant californien des transports «ne vérifie pas l'authenticité des documents»....

20 Minutes avec agence
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Un homme exhibant le logo de Uber sur un tee-shirt durant une manifestation de chauffeurs de VTC à Paris le 9 février 2016
Un homme exhibant le logo de Uber sur un tee-shirt durant une manifestation de chauffeurs de VTC à Paris le 9 février 2016 — Geoffroy Van der Hasselt AFP

Dans un reportage diffusé ce dimanche dans C Politique sur France 5, un journaliste de l’émission a montré comment il avait réussi à se faire embaucher comme chauffeur chez Uber. Il n’a pourtant présenté que des documents falsifiés. Cette opération ne lui a pris que quatre minutes, sans éveiller de soupçon chez son interlocutrice.

Comme le montre la vidéo, le reporter a présenté un faux extrait de casier judiciaire, un faux justificatif d’assurance et une fausse carte professionnelle de VTC. Objectif de la manœuvre : montrer que la branche française du géant californien des transports « ne vérifie pas l’authenticité des documents ».


Une cinquantaine de fraudes par semaine

Le journaliste a été aidé par un chauffeur, qui lui a fourni les faux documents tests. Pour ce complice d’un jour, le problème dépasse le manque de contrôle des pièces présentées par les candidats au siège d’Uber France à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

L’employé évoque un trafic de faux papiers et justificatifs de grande ampleur destiné aux apprentis-conducteurs. D’après lui, ce système permettrait chaque semaine à une cinquantaine de personnes de se faire embaucher avec des justificatifs falsifiés.