Plans sociaux chez Vivarte: «On a péché par arrogance», avoue le PDG du groupe

LICENCIEMENTS Le gouvernement s’est engagé à suivre de près les plans sociaux et à rester « vigilant » sur la situation du groupe…

20 Minutes avec AFP

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Les salariés du groupe Vivarte, ici lors d'une manifestation le 5 janvier 2017, craignent un plan de restructuration drastique qui pourrait menacer 2.000 emplois.
Les salariés du groupe Vivarte, ici lors d'une manifestation le 5 janvier 2017, craignent un plan de restructuration drastique qui pourrait menacer 2.000 emplois. — R. MEIGNEUX/SIPA

Après l’annonce de la suppression de plus 700 postes à Vivarte, le PDG du groupe d’habillement et de chaussures a fait son mea culpa. « On a péché par arrogance parce qu’on a trop de marques, on a acheté trop d’enseignes » et « on n’est pas capable de soutenir toutes ces enseignes », a reconnu ce mercredi sur RTL Patrick Puy.

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Vivarte « souffre de trois maux », à savoir « une dette excessive », des résultats plombés par La Halle aux chaussures et l’acquisition d’un trop grand nombre d’enseignes, a-t-il estimé. « Cela a été une erreur stratégique », a ajouté Patrick Puy, et « pour le bien » des enseignes que le groupe d’habillement va garder comme de celles qu’il va céder, « on a décidé de se libérer de quelques-unes », notamment ses marques André et Naf Naf.

Une intersyndicale reçue ce mercredi au ministère du Travail

Les représentants de l’intersyndicale ont été reçus ce mercredi au ministère du Travail par la ministre Myriam El Khomri et le secrétaire d’État chargé de l’industrie, Christophe Sirugue. L’intersyndicale a présenté des « demandes d’explications » aux deux ministres, portant sur l’utilisation des fonds versés au titre du CICE (45 millions d’euros depuis 2013) et sur « le pillage organisé du groupe », a déclaré Karim Cheboub, secrétaire CGT du comité de groupe.

Le gouvernement s’est engagé à suivre de près les plans sociaux et à rester « vigilant » sur la situation du groupe, selon les syndicats. Myriam El Khomri a pris « l’engagement que des inspecteurs du travail soient présents » pendant les PSE et assuré que le gouvernement allait « rester vigilant sur la situation » du groupe.

La ministre du Travail a aussi annoncé à l’intersyndicale qu’elle allait rencontrer les dirigeants du groupe et « les sensibiliser au dialogue social », selon ses propos rapportés par le représentant des salariés. Elle a également pris « l’engagement de demander aux actionnaires », les fonds Oaktree, Babson, GLG et Alcentra, qu’ils rencontrent l’intersyndicale.