«Compromis sur les mesures salariales» à la SNCF

REGIMES SPECIAUX C’est ce qu’a indiqué la direction à l’issue de la deuxième séance de négociations...

avec AFP

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Jean Ayissi AFP

Une éclaircie sur le front des négociations? Alors que six des huit syndicats de la SNCF avaient appelé à des rassemblements, ce mardi, «sur les sites ferroviaires», le directeur des ressources humaines, François Nogué, a indiqué être arrivé à «un compromis sur les mesures salariales» lors de la deuxième séance de négociation sur le régime spécial de retraite.

La pénibilité abordée lors d'un prochaine table ronde

«Elles accompagnent la prolongation d'activité et nous avons proposé des mesures pour débloquer la grille (de salaire) et pour (la création d') un échelon d'ancienneté» supplémentaire, a déclaré à la presse François Nogué. Selon lui, «il n'y aura pas de régime additionnel de retraite car les syndicats l'ont refusé, préférant l'intégration des primes dans le salaire liquidable».

En ce qui concerne «le compte épargne temps, il fera l'objet de discussions au premier trimestre 2008» tout comme la pénibilité «abordée lors d'une table ronde prochaine, mais nous renverrons aux discussions par métier en 2008», a poursuivi François Nogué.

Enfin le DRH a indiqué que le coût pour l'entreprise de «ces mesures d'accompagnement (de la réforme) qui ne sont pas encore toutes arrêtées va évoluer dans les dix ans et sera de l'ordre de 30 à 50 millions d'euros d'abord pour aller jusqu'à 80 millions d'euros à terme par an».

La grève a coûté 300 millions d'euros

Le coût de la grève, lui, s’élève à environ 300 millions d'euros. La SNCF va ainsi lancer un plan d'économies de quelque 100 millions dans les mois qui viennent, a annoncé son directeur général, Guillaume Pepy, dans «La Vie du Rail» à paraître mercredi.