« 1500 euros grâce à la prime de précarité »

Mélanie Duwat - ©2007 20 minutes

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« Si on veut travailler, on trouve, mais on ne peut pas bien gagner sa vie », raconte un commercial interrogé hier à la sortie d'une agence d'intérim. Ce Parisien de 35 ans a alterné petits boulots et périodes de chômage depuis l'âge de 20 ans. Premier job en alternance à 75 % du smic pour son BTS puis « emploi-jeune » au smic, il finit par décrocher un CDI, toujours au salaire minimum. Mais faute de perspectives d'évolution, il négocie son licenciement. Suivent des missions en intérim. « Grâce à la prime de précarité, je gagnais environ 1 500 euros », puis des CDD au smic et des périodes de chômage. S'il a dû parfois se contenter du RMI et de crédits à la consommation, il parvient toujours à rebondir. De nouveau au chômage, il espère vite retravailler, de préférence en intérim.