Autoroutes: Les tarifs des péages vont augmenter de 0,76% en moyenne au 1er février

ECONOMIE Sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF) géré par Vinci, la revalorisation atteindrait 1,197 % l’an prochain…

20 Minutes avec AFP

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Une gare de péage de la région toulousaine. Illustration.
Une gare de péage de la région toulousaine. Illustration. — F. Scheiber / 20 Minutes

C’était attendu, c’est confirmé. Les tarifs des péages autoroutiers français augmenteront au 1er févreir 2017 mais moins qu’en 2016 : 0,76 % en moyenne, contre 1,12 % le 1er février 2016, a indiqué à l’AFP ce vendredi l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA).

Le pourcentage de hausse pour 2017 a été annoncé ce vendredi par l’État au comité des usagers. Il prend en compte diverses composantes, comme le niveau de l’inflation, l’augmentation de la redevance domaniale (pour le financement d’infrastructures de transport) et les travaux non prévus dans les contrats des sociétés concessionnaires.

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Selon le Journal du dimanche, qui avait donné cette information, la hausse sur le réseau des Autoroutes du sud de la France (ASF) géré par Vinci, atteindra 1,197 % l’an prochain, au-dessus par exemple des augmentations prévues sur le réseau APRR (+0,896 %) et les autoroutes des sociétés Sanef et SAPN (+0,582 %), tandis que le réseau de la société Cofiroute (+0,572 %) connaîtra l’augmentation la plus modérée.

Plan de relance autoroutier et prolongation des concessions

En 2015, en plein bras de fer entre l’État et les concessionnaires, un gel des tarifs avait été imposé, avec un rattrapage lissé sur plusieurs années. Le conflit avait démarré à l’automne 2014, après un rapport de l’Autorité de la concurrence qui faisait état d’une situation de « rente » pour ces sociétés depuis la privatisation de 2006, un calcul que contestent les sociétés.

Un accord global avait été signé entre l’État et les SCA en avril 2015, notamment un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d’euros, en échange d’un allongement moyen de deux ans de la durée des concessions, qui expirent pour la plupart au début des années 2030.

Le gouvernement a récemment annoncé un deuxième plan de relance autoroutier d’un milliard d’euros, financé notamment par les collectivités locales et une autre hausse des tarifs des péages, « comprise entre 0,3 % et 0,4 % par an entre 2018 et 2020 », avait prévenu le secrétaire d’État chargé des Transports, Alain Vidalies.

Le premier plan signé en septembre 2015 avait été négocié durant plus de trois ans. Une longue gestation en partie liée au choix d’un allongement des concessions, de deux ans et demi en moyenne pour 3,2 milliards d’euros d’investissements.