L’euro fort a «dépassé la limite du supportable» pour Airbus

AVIATION Le groupe pourrait renoncer à vendre ses usines...

D'après AFP

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Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS pourrait revenir sur sa décision de vendre des usines de l'avionneur Airbus, et décider au contraire de continuer à les gérer en les regroupant dans une nouvelle entité, rapporte vendredi la Süddeutsche Zeitung.
Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS pourrait revenir sur sa décision de vendre des usines de l'avionneur Airbus, et décider au contraire de continuer à les gérer en les regroupant dans une nouvelle entité, rapporte vendredi la Süddeutsche Zeitung. — Leon Neal AFP/Archives

Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS pourrait revenir sur sa décision de vendre des usines de l'avionneur Airbus, et décider au contraire de continuer à les gérer en les regroupant dans une nouvelle entité, selon le «Süddeutsche Zeitung».

Ces informations n’ont pas été confirmées par Airbus. «Ce sont des spéculations qui n'ont pas lieu d'être. Le processus suit son cours», a déclaré une porte-parole d'Airbus à Toulouse.

Vente compromise

Le quotidien indique qu'EADS pourrait renoncer à la vente de «trois usines Airbus», sans préciser lesquelles. L'avionneur Airbus prévoit pour l’instant d'externaliser ou de vendre sept sites au total, soit quatre en Allemagne, deux en France et un en Grande-Bretagne, dans le cadre de son plan de restructuration, Power8.

La cession d'usines serait, selon le quotidien, compromise par la flambée de l'euro face au dollar, qui pèse sur la rentabilité d'Airbus. L'avionneur produit en effet en Europe, avec des coûts de production libellés en euro, mais vend en dollars, ce qui entraîne un effet de change très défavorable.

«La limite du supportable»

Le patron d'Airbus Thomas Enders avait estimé jeudi devant des syndicalistes allemands que le cours de l'euro avait «dépassé la limite du supportable».

Selon les syndicats français, le choix des repreneurs, qui initialement devait avoir lieu en juillet dernier mais a ensuite été repoussé à plusieurs reprises, ne devrait pas avoir lieu avant la fin de l'année, comme le laissait encore entendre la direction récemment.

Parmi les candidats pour les sites allemands, seul l'américain Spirit AeroSystems, ancienne filiale de Boeing, rachetée en 2005 par le groupe canadien Onex, aurait les reins assez solides pour une reprise.
Problème, les politiques préféreraient un groupe européen. Et l’opération pourrait coûter trop cher en raison de la faiblesse du dollar.