Le budget 2008 de la Sécurité sociale définitivement adopté

ECONOMIE Il instaure notamment des franchises non remboursées sur les médicaments...

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A partir de mercredi, 152 médicaments au Service médical rendu (SMR) "insuffisant" - expectorants, fluidifiants bronchitiques, antidiarrhéiques - ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale, une mesure qui devrait permettre d'économiser 305 M d'euros en année pleine.
A partir de mercredi, 152 médicaments au Service médical rendu (SMR) "insuffisant" - expectorants, fluidifiants bronchitiques, antidiarrhéiques - ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale, une mesure qui devrait permettre d'économiser 305 M d'euros en année pleine. — Joël Saget AFP/Archives
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008 a été définitivement adopté par le Parlement, après un ultime vote du Sénat vendredi sur le texte élaboré en commission mixte paritaire (CMP) par 14 députés et sénateurs.

Le PS va saisir le Conseil constitutionnel

Le PLFSS entend contenir le déficit de la Sécu à 8,8 milliards d'euros et met en place une contribution sociale sur les stock-options, payable à partir de 2011 sur les titres attribués après le 15 octobre 2007.

L'UMP et la majorité de l'UDF ont voté pour ce budget, qui instaure des franchises non remboursées sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. La gauche - PS et PCF - a voté contre.

Le PS a annoncé que son groupe saisirait le Conseil constitutionnel, «notamment» sur la question des franchises médicales. Le texte défendu par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait été adopté par les députés jeudi.

850 millions d'euros

Pour le PS, Jean-Pierre Godefroy a dénoncé un «texte déséquilibré (...) entre ce qui est demandé aux plus modestes et ce qui est demandé aux plus aisés de nos concitoyens». Guy Fischer (PCF) a lui aussi pointé un «déséquilibre» entre les 850 millions d'euros que doivent rapporter les franchises médicales et les 250 millions qui proviendront, dans quatre ans, de la taxation des stock-options.