Volkswagen, qui «ne rapporte pas assez d'argent», va supprimer 30.000 emplois

AUTOMOBILE Volkswagen, en manque de rentabilité même avant le scandale des moteurs Diesel truqués révélé il y a un an, veut accroître sa productivité de 25 % dans ses usines allemandes...

20 Minutes avec AFP

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Illustration. Logo de la marque Volkswagen
Illustration. Logo de la marque Volkswagen — ALLILI/SIPA

Coup de froid sur l’industrie automobile allemande. Le PDG du constructeur allemand Volkswagen, fragilisé par le scandale de la fraude aux émissions polluantes, a annoncé ce vendredi la suppression d’environ 30.000 emplois dans le monde. « La marque Volkswagen ne rapporte pas assez d’argent », a justifié son patron Herbert Diess lors d’une conférence de presse au siège de l’entreprise à Wolfsburg (nord).

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23.000 postes supprimés en Allemagne

Le constructeur va supprimer 14 % des 215.000 emplois qu’il compte dans le monde. Les sites allemands seront les plus concernés, avec 23.000 suppressions de postes attendues. Hors d’Allemagne, la marque évoque le Brésil et l’Argentine, deux marchés actuellement difficiles.

Comme déjà connu, les suppressions de postes en Allemagne, qui font l’objet depuis des mois d’âpres négociations avec les représentants du personnel, se feront sans licenciements secs, mais plutôt au travers de mesures comme des départs en retraite anticipés.

La direction a également indiqué vouloir créer 9.000 emplois dans ses sites allemands, où elle investira « dans les années à venir » 3,5 milliards d’euros, notamment pour se réorienter vers l’électrique.

Gains de productivité et virage électrique

Volkswagen, en manque de rentabilité même avant le scandale des moteurs Diesel truqués révélé il y a un an, veut accroître sa productivité de 25 % dans ses usines allemandes.

Le constructeur vise des économies de 3,7 milliards d’euros par an d’ici 2020 et veut voir sa marge, mesure de sa rentabilité, grimper à 4 % d’ici là.

Bernd Osterloh, président du comité d’entreprise du groupe Volkswagen, propriétaire de la marque du même nom mais aussi d’Audi, Porsche ou Seat, a évoqué un « résultat de raison », fruit d’un « compromis de la part des deux parties ».

Touché de plein fouet par l’affaire du diesel, le groupe Volkswagenavait annoncé en juin une nouvelle stratégie, passant par la commercialisation de plus de 30 véhicules tout électriques d’ici 2025