Brexit: L'UE prévoit une croissance réduite de près de moitié pour le Royaume-Uni en 2017

CONJONCTURE La commission européenne table sur 1 % de croissance en 2017 dans le Royaume-Uni, contre 1,9 % en 2016…

Claire Planchard

— 

Des Britanniques fêtant la victoire du camp du «Brexit», le 24 juin 2016 à Londres.
Des Britanniques fêtant la victoire du camp du «Brexit», le 24 juin 2016 à Londres. — Finbarr Webster/Shutter/SIPA

Le Royaume-Uni va-t-il payer le prix fort pour son vote en faveur du Brexit ? C’est en tout cas ce que prédit la Commission européenne.

Rebond en 2018

Dans ses prévisions économiques d’automne publiées ce mercredi, Bruxelles estime que « la croissance devrait presque se réduire de moitié en 2017, à 1 % (contre 1,9 % en 2016), reflétant l’impact de l’accroissement de l’incertitude à la suite du référendum (sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE) et son impact sur la confiance des entreprises et les conditions économiques générales ».

En revanche, la croissance devrait repartir légèrement en 2018, à 1,2 %, à cause de la hausse attendue des exportations même si la demande intérieure reste faible, indiquent les prévisions.

La zone euro impactée

Selon la Commission, les incertitudes dues au Brexit auront également un impact sur la santé économique de la zone euro.

« L’incertitude va probablement rester élevée pendant que les négociations continuent sur l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’UE », observe-t-elle.

Résultat : La Commission européenne a augmenté légèrement ses prévisions de pour la zone euro en 2016 croissance (1,7 % contre 1,6 % prévu en mai dernier), mais les a rabaissées pour 2017 (1,5 % contre 1,8 %), mettant en garde contre les incertitudes liées au Brexit et pointant les risques mondiaux qui ont augmenté pour les 19 pays de la zone euro, choqués par l’élection par du républicain Donald Trump.

La Première ministre Theresa May s’est engagée à déclencher le Brexit avant fin mars 2017 en dépit de la décision de la justice britannique qui souhaite que les députés britanniques votent sur le processus de sortie de l’UE.

« Nous prévoyons toujours d’invoquer l’article 50 d’ici la fin mars », a assuré Downing Street, en référence à l’article du traité de Lisbonne, dont l’activation permet de déclencher formellement la procédure de divorce d’un pays avec l’UE.