Les disparités se lisent dans le cabas

A. B.

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IDE

Dis-moi combien tu gagnes, je te dirai où tu fais tes courses. Il n'y a qu'en grande surface, où se font 70 % des courses alimentaires, que tous les consommateurs se côtoient, souligne une étude de l'Insee parue hier. Une unité de façade qui cache de réelles disparités.

· Discount Il a beau avoir progressé dans tous les milieux - inflation et explosion des dépenses de téléphonie et d'informatique obligent -, il reste l'apanage des plus modestes. Le discount représente 20 % de leurs achats alimentaires contre moins de 10 % pour les plus aisés.

· Hypermarchés Si les revenus moyens poussent surtout leur chariot dans les hypers classiques, riches et fauchés fréquentent plus les petits commerces et les marchés. Version boucherie halal d'un côté, boutiques de vêtements de l'autre.

· Internet A priori plus courants chez les ménages riches, les achats en ligne restent faibles. Mais les services, comme les voyages, ne sont pas comptabilisés, relativise le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.