Le CNE se retrouve hors la loi

Angeline Benoit - ©2007 20 minutes

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Honni des syndicats, épinglé par les prud'hommes, mal vécu par de nombreux salariés, le contrat nouvelles embauches (CNE) était bien un cadeau empoisonné au patronat. Adopté par le gouvernement Villepin en plein été 2005 (sans passer par le Parlement), ce contrat de travail a été jugé contraire au droit international par l'Organisation internationale du travail (OIT), mercre­di soir. Pourtant, il devait faci­liter la vie des petites entreprises en assouplissant le licenciement. Retour sur une saga.

· Une « nouvelle approche » Adopté en urgence pour relancer l'emploi, le CNE devait moderniser le droit français. Il exonérait l'entreprise de moins de vingt salariés de la plupart des dispositions légales sur le licenciement, notamment l'obligation de se justifier.

· Un refus social L'enthousiasme des patrons - qui souhaitaient sa généralisation - est vite retombé. Tandis que la justice épinglait des licenciements abusifs, une opposition féroce a contraint Villepin à retirer son contrat première embauche en avril 2006. Clone du CNE, le CPE se voulait pourtant un « contrat anti-précarité » pour les moins de 25 ans.