L'Insee abaisse sa prévision de croissance en France pour 2016, Sapin se veut rassurant

PREVISION Michel Sapin assure que la croissance en France reste « solide »…

20 Minutes avec AFP

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Le ministre des Finances, Michel Sapin, espère une croissance de 1,5% en 2016.
Le ministre des Finances, Michel Sapin, espère une croissance de 1,5% en 2016. — VILLARD/SIPA

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement. L’Insee a fortement révisé à la baisse jeudi sa prévision de croissance pour 2016 en France, à 1,3 % du produit intérieur brut (PIB) au lieu de 1,6 % jusque-là anticipé, en raison notamment des mauvais résultats du deuxième trimestre.

Dans sa note de conjoncture, l’institut statistique prévoit un rebond « modeste » de l’activité au troisième trimestre (+0,2 %), après le trou d’air du printemps (-0,1 %). La croissance devrait ensuite accélérer durant l’automne (+0,4 %), à un niveau néanmoins trop faible pour atteindre l’objectif annuel de 1,5 % fixé par le gouvernement pour 2016.

En fin de compte, la croissance économique devrait rester cette année « à un niveau comparable à celui de 2015 » (+1,2 %), a souligné lors d’une conférence de presse Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l’Insee.

Une croissance plus faible que celle de la zone euro

La croissance serait ainsi inférieure à celle de la zone euro (1,6 %), selon le prévisionniste, qui estime que les incertitudes « se sont accrues », après les attentats et le vote britannique en faveur du Brexit.

Dans sa dernière note de conjoncture publiée en juin, l’Insee avait revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2016 à 1,6 %, après les bons résultats du premier trimestre (+0,7 % de croissance).

« Nous avions sous-estimé l’effet des grèves du printemps sur l’activité », a expliqué Dorian Roucher, responsable de la synthèse conjoncturelle à l’Insee, pour expliquer cette forte révision à la baisse.

Michel Sapin se veut confiant

« Les prévisions de l’Insee ne remettent pas en cause ni notre objectif de déficit public pour 2016, ni notre prévision de croissance pour 2017 », a par ailleurs indiqué le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin dans une réaction transmise à l’AFP.

Sapin ne précise toutefois pas dans cette réaction si le gouvernement va revoir à la baisse, dans le sillage de l’institut statistique, son objectif de croissance pour 2016, actuellement fixé à 1,5 %.