Des agences de mannequins sanctionnées par l'Autorité de la concurrence

ENTENTE SUR LES PRIX Les célèbres agences Elite, Marilyn ou IMG ont été sanctionnées...

20 Minutes avec AFP

— 

Défilé Channel
Défilé Channel — GABRIEL BOUYS / AFP

C’est une entente qui va coûter cher. L’Autorité de la concurrence vient d’épingler 37 agences de mannequinat et à leur syndicat professionnel, pour s’être entendus sur les grilles tarifaires pendant plusieurs années. Ces derniers ont écopé d’un total de 2,38 millions d’euros d’amendes.

2,381 millions d’euros de sanctions

Le principal syndicat de la profession, le Synam, est accusé d’avoir « élaboré et diffusé, entre 2000 et 2010, des grilles tarifaires orientant la politique commerciale des agences de mannequins, auxquelles les annonceurs ou maisons de couture font appel pour leurs tournages, prises de vues publicitaires ou défilés », selon le communiqué publié ce jeudi.

De leur côté, 37 agences de mannequins - représentant la quasi-totalité du chiffre d’affaires du marché et parmi lesquelles figurent les célèbres agences Elite, Marilyn ou IMG - sont sanctionnées pour « avoir participé à des réunions statutaires portant sur les grilles tarifaires syndicales entre 2009 et 2010 ».

Un total de 2,381 millions d’euros de sanctions ont été prononcées, dont 50.000 euros pour le Synam.

La concurrence freinée au détriment des clients

L’Autorité de la concurrence juge que le syndicat professionnel « a porté atteinte à l’autonomie commerciale des agences de mannequins dans la fixation de leurs prix, et a réduit la concurrence sur le marché des prestations d’agences de mannequins à destination des clients ».

C’est l’agence Marilyn Agency qui écope de l’amende la plus élevée (600.000 euros), suivie de l’agence Elite Model Management et l’agence International Management Group (300.000 euros chacune), les montants ayant été gradués « en fonction de la gravité des pratiques et du dommage à l’économie causé par les pratiques », note l’autorité.

Elle souligne que les 37 agences de mannequinat ont ainsi « faussé le point de départ de la négociation commerciale et freiné la concurrence au détriment de leurs clients ».