Le numéro un de la bière AB InBev avale le numéro deux du secteur

FUSION La fusion devrait entraîner la suppression d’au moins 5.500 emplois en trois ans...

20 Minutes avec AFP

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Les actionnaires d'AB InBev et SABMiller valident la naissance d'un géant de la bière
Les actionnaires d'AB InBev et SABMiller valident la naissance d'un géant de la bière — RONALDO SCHEMIDT / AFP

Le roi de la bière étend encore un peu plus son royaume. Les actionnaires du numéro un mondial du secteur, le belgo-brésilien AB InBev (Corona, Budweiser, Stella Artois, Leffe et d’autres), se sont prononcés mercredi lors d’une assemblée générale à Bruxelles en faveur de l’acquisition du numéro deux de la bière, le britannique SABMiller, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Le Brexit s’invite dans les négociations

« Nous sommes heureux que le vote de nos actionnaires nous permette de franchir une étape supplémentaire vers le regroupement de nos sociétés », a affirmé le PDG d’AB InBev, Carlos Brito, cité dans le communiqué. Les deux partenaires s’étaient mis d’accord à l’automne 2015 sur les termes financiers de l’opération : 44 livres par action SABMiller.

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Mais le vote britannique en faveur du Brexit a fait plonger la livre sterling, poussant Ab InBev à relever son offre à 45 livres par action, valorisant sa cible autour de 79 milliards de livres (103 milliards de dollars).

Une offre basse mais acceptable

Cette nouvelle offre se situe « dans le bas de la fourchette », mais est acceptable, a tranché fin juillet le conseil d’administration de SABMiller, qui a recommandé à ses actionnaires de l’accepter, confirmant le processus de fusion déjà entamé.

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Si elle est confirmée côté britannique, la fusion sera effective le 10 octobre. Dès le lendemain, le titre sera coté principalement à la Bourse de Bruxelles, avec des cotations secondaires à Johannesburg - où SABMiller tient ses origines- et à Mexico.

5.500 emplois supprimés en trois ans

Le siège administratif du futur géant mondial, qui gardera le nom d’AB InBev, sera installé à Louvain et le « bureau de management fonctionnel mondial » à New York, une structure organisationnelle qui était déjà celle d’AB Inbev avant l’opération.

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La fusion devrait entraîner la suppression d’au moins 5.500 emplois en trois ans. AB InBev emploie « 150.000 collaborateurs basés dans 26 pays » selon son dernier rapport financier. SABMiller compte quant à lui environ « 70.000 employés dans plus de 80 pays » d’après son site internet.