Alstom: Le gouvernement promet d'apporter une réponse «dans les tout prochains jours»

INDUSTRIE Le secrétaire d’État à l’Industrie a réaffirmé sa détermination à maintenir une activité ferroviaire sur le site de Belfort...

20 Minutes avec AFP

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Plusieurs centaines de salariés de l'usine Alstom de Belfort mais aussi d'autres sites du constructeur ferroviaire ont manifesté ce mardi à la mi-journée devant le siège du groupe à Saint-Ouen.
Plusieurs centaines de salariés de l'usine Alstom de Belfort mais aussi d'autres sites du constructeur ferroviaire ont manifesté ce mardi à la mi-journée devant le siège du groupe à Saint-Ouen. — Sebastien Bozon

La saga Alstom devrait bientôt prendre fin. Le secrétaire d’État à l’Industrie, Christophe Sirugue, a déclaré ce mercredi à l’Assemblée nationale que le gouvernement apporterait « dans les tout prochains jours » une « réponse concrète » sur l’avenir du site d’Alstom à Belfort, où le constructeur ferroviaire veut cesser de produire des trains en 2018.

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« Nous sommes absolument déterminés à maintenir une activité ferroviaire sur le site de Belfort », a déclaré Sirugue, interrogé par Damien Meslot, député-maire (LR) de la ville franc-comtoise, lors des questions au gouvernement.

Le secrétaire d’État a expliqué que le gouvernement cherchait des solutions pour « combler le creux de charge » de l’usine d’assemblage de locomotives entre 2018 et 2020 et « maintenir la charge de production » au-delà, grâce notamment au « TGV du futur ».

« Diversifier l’activité » de l’usine de Belfort pour la « pérenniser »

Le constructeur ferroviaire a en effet été désigné par la SNCF pour concevoir une nouvelle génération de TGV d’ici à fin 2017, dans la perspective d’une mise en service en 2022, mais sans garantie de commandes a priori.

Sirugue a également indiqué que le « deuxième enjeu » du gouvernement était de « diversifier l’activité » de l’usine de Belfort pour la « pérenniser ».

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Alstom a toutefois émis des réserves sur cette solution, redoutant que le sauvetage de cette usine emblématique ne pénalise l’un de ses onze autres sites français.

La pénurie de commandes dans l’Hexagone avait justifié l’annonce par le constructeur ferroviaire, le 7 septembre, de l’arrêt d’ici à 2018 de la production de locomotives à Belfort, pour transférer cette activité à Reichshoffen (Bas-Rhin).

Ce projet, qui concerne quelque 400 salariés, a déclenché une polémique nationale et provoqué un bras de fer avec le gouvernement.