Croissance, déficit, impôts… Ce que Bercy prévoit pour 2016 et 2017

ECONOMIE Le ministère prévoit une croissance à 1,5% et un déficit public à 2,7 % du produit intérieur brut (PIB)…

20 Minutes avec AFP

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Le ministre des Finances, Michel Sapin, espère une croissance de 1,5% en 2016.
Le ministre des Finances, Michel Sapin, espère une croissance de 1,5% en 2016. — VILLARD/SIPA

Bercy reste optimiste. Le ministère des Finances a annoncé ce mardi qu’il maintenait sa prévision de déficit public à 2,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017 après 3,3 % cette année, dans le cadre de son projet de loi de finances (PLF).

« Sur le quinquennat, nous aurons […] permis à la France de sortir de la procédure européenne de déficit excessif et effacé les déficits accumulés depuis 2008 », s’est félicité lors d’une conférence de presse le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin.

  • Une prévision de croissance maintenue à 1,5 %

Cette réduction des déficits se fera à la faveur d’une croissance économique de 1,5 % l’année prochaine, identique à celle attendue pour 2016, selon Bercy. La dette publique ne devrait pour sa part diminuer que très légèrement, à 96 % du PIB contre 96,1 %.

Sur la croissance, alors que l’économie française a connu un brutal coup d’arrêt au deuxième trimestre, après avoir vu son PIB progresser de 0,7 % au premier trimestre, Michel Sapin a fait valoir que les moteurs internes de la croissance étaient depuis le début de l’année « plus vigoureux qu’escompté ».

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Le gouvernement table sur une progression de 3,8 % de l’investissement des entreprises en 2016, puis de 3,5 % en 2017.

Sur le front de l’emploi, le gouvernement table sur la création nette de 122.000 emplois marchands non agricoles en 2016 puis de 159.000 l’année prochaine.

  • Un taux de prélèvements obligatoires stable

Le taux de prélèvements obligatoires s’établira en 2017 à 44,5 % du produit intérieur brut (PIB), tout comme en 2016, a également annoncé ce mardi le ministère des Finances.

Au printemps, le gouvernement prévoyait que ce taux, qui regroupe l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, passerait à 44 % du PIB. En 2015, il avait atteint 44,7 % du PIB.