«Les Echos» appartiennent désormais à LVMH

PRESSE Le géant français du luxe le confirme lundi soir...

A.S avec R.B

— 

Les élus du comité d'entreprise des Echos, qui demandaient la levée de la clause de confidentialité qu'ils avaient signée dans le cadre du projet de vente des Echos à LVMH, ont été déboutés vendredi par le juge des référés, selon le texte de l'ordonnance dont l'AFP a obtenu copie.
Les élus du comité d'entreprise des Echos, qui demandaient la levée de la clause de confidentialité qu'ils avaient signée dans le cadre du projet de vente des Echos à LVMH, ont été déboutés vendredi par le juge des référés, selon le texte de l'ordonnance dont l'AFP a obtenu copie. — Eric Piermont AFP/Archives
Pas d'Echos mardi ni mercredi. Le quotidien économique ne paraît pas dans les kiosques pour protester contre l'acquisition du titre par LVMH. Lundi soir, le géant français du luxe annonçait dans un communiqué avoir signé avec le britannique Pearson la vente aaprès plus de quatre mois de négociations exclusives.

Selon Vincent de Féligonde, président de la Société des Journalistes de la rédaction des «Echos», une Assemblée générale s'est tenu lundi soir. 162 votants sur 179 se sont prononcés contre la parution du quotidien mardi (12 pour, 7 abstentions). «Nous restons opposés à la vente, nous ne nous laisserons pas faire», confie-t-il à 20 Minutes.

Le groupe Pearson avait annoncé un peu plus tôt avoir signé un accord de vente pour 240 millions d'euros en numéraire. Cette signature «fait suite à la décision du tribunal de grande instance de Paris», qui a conclu lundi que le processus de consultation des employés des «Echos» avait été «effectué de manière satisfaisante», soulignent les deux groupes.

Protéger l'indépendance éditoriale

Pearson et LVMH rappellent, dans leurs communiqués respectifs, que l'accord signé «inclut une série de mesures destinées à protéger l'indépendance éditoriale ainsi que des engagements en matière d'emploi aux Echos», mesures qui avaient été annoncées le 23 juillet dernier. La transaction devrait être achevée d'ici à la fin de l'année, indiquent-ils.

En 2006, le groupe «Les Echos» a contribué à hauteur de 126 millions d'euros au chiffre d'affaires et de 10 millions d'euros au bénéfice d'exploitation de Pearson, par ailleurs géant mondial de l'édition scolaire, et propriétaire du groupe de presse du «Financial Times» et des éditions britanniques Penguin.

Tous nos articles sur LVMH en cliquant ici...