Alstom: «Nous devons apporter des commandes» au groupe, a déclaré François Hollande

INDUSTRIE Le chef de l'Etat a tenu une réunion de crise à l'Elysée ce lundi matin...

C. A. avec AFP

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François Hollande, le 9 septembre 2016.
François Hollande, le 9 septembre 2016. — ARIS MESSINIS / AFP

A l’issue d’une réunion de crise à l’Elysée sur l’avenir d’Alstom, François Hollande a fixé ce lundi matin comme « objectif » le maintien des activités ferroviaires à Belfort. « Nous devons apporter des commandes » à Alstom, a ajouté lundi après-midi le président lors de la visite d’un organisme de formation dans les Yvelines. « Il faut se mobiliser aussi pour défendre notre industrie (…) Quand il y a de grandes filières qui doivent être soutenues, nous devons nous engager. En ce moment, c’est le cas pour la filiale ferroviaire avec Alstom », a-t-il dit devant des stagiaires et formateurs de l’Ifocop, organisme de formation situé à Montigny-le-Bretonneux.

Belfort restera un site de production « dans les mêmes proportions qui existent aujourd’hui », a de son côté assuré lundi soir Alain Vidalies, le secrétaire d’État chargé des Transports.

L’entreprise, confrontée à une pénurie de commandes, prévoit de transférer sa production de locomotives de Belfort à Reichshoffen (Bas-Rhin) d’ici à 2018.

Le gouvernement se « penche sur tous les aspects du dossier »

« Le président de la République nous a fixé un objectif, celui de faire en sorte qu’à Belfort les activités ferroviaires d’Alstom soient maintenues », avait déclaré lundi matin Michel Sapin, ministre de l’Economie, sur le perron de l’Elysée.

Avaient pris place autour de la table, outre le chef de l’Etat, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l’Economie Michel Sapin, le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies. Le commissaire aux participations de l’Etat, Martin Vial, participait également à cette réunion concernant une entreprise dont l’Etat est actionnaire minoritaire.

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« Nous n’allons pas nous contenter de faire une analyse du caractère brutal de la décision, mais nous pencher sur tous les aspects du dossier », avait déclaré Michel Sapin, interrogé par l’AFP, à quelques minutes de l’ouverture de la réunion.

Selon l’Elysée, « il s’agit de faire le point sur la situation d’Alstom Transports à la suite des informations révélées par la direction de l’entreprise la semaine dernière et tout particulièrement sur la situation de l’emploi sur le site de Belfort ».