Hollande annonce une réunion interministérielle sur le dossier Alstom

ECONOMIE Hollande et Valls réunissent plusieurs ministres lundi matin pour évoquer l'arrêt de la production de trains à Belfort...

20 Minutes avec AFP

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Petite-Forêt, le 13 octobre 2010. 150 ouvriers de l'usine Alstom ont voté ce matin la grève reconductible pour protester contre le passage de l'âge légal de la retraite à 62 ans.
Petite-Forêt, le 13 octobre 2010. 150 ouvriers de l'usine Alstom ont voté ce matin la grève reconductible pour protester contre le passage de l'âge légal de la retraite à 62 ans. — M.LIBERT / 20 MINUTES

La réunion de la dernière chance ? Une réunion interministérielle se tiendra lundi matin à l’Elysée autour de François Hollande et de Manuel Valls sur la situation d' Alstom, qui a annoncé l’arrêt de la production de trains à Belfort, a-t-on indiqué dimanche dans l’entourage du président de la République.

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Outre le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, le ministre de l’Economie Michel Sapin, le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies seront présents, selon la même source, confirmant une information du Journal du dimanche.

Pas de plan social promet Alstom

Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge avait été convoqué à Bercy jeudi pour se voir imposer «une phase de négociation». Il y avait été sermonné par le ministre de l'Économie, Michel Sapin, et son nouveau secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, qui «lui ont fait part de leur incompréhension du caractère soudain et non concerté de cette annonce», avait indiqué Bercy dans un communiqué. Hors de question pour l'exécutif d'entériner ce scénario à quelques mois de la présidentielle. D'autant plus que l'État siège depuis février au conseil d'administration d'Alstom et qu'il possède 20% des droits de vote. L'entreprise, confrontée à une pénurie de commandes, prévoit de transférer sa production de locomotives de Belfort à Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici 2018. Pas de fermeture de site, ni de plan social, assure Alstom, qui s'engage à soumettre aux 400 salariés concernés «une proposition de transfert, s'ils le souhaitent» vers ses autres usines dans l'Hexagone.

«Nous pouvons encore sauver Alstom»

«La méthode employée par Alstom est inacceptable. Nous l'avons dit cette semaine aux dirigeants d'Alstom», entreprise dont l'Etat est actionnaire minoritaire, a déclaré le Premier ministre lors de l'émission «Le grand rendez-vous» Europe 1/iTELE/Les Echos. Mais, a-t-il souligné, «nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle».

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