Baisse de 5% des prix de l'immobilier dans l'ancien en 2008

IMMOBILIER C'est une étude du Crédit Agricole...

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Agences immobilières, constructeurs de maisons individuelles, syndics et diagnostics techniques sont dans le collimateur de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Agences immobilières, constructeurs de maisons individuelles, syndics et diagnostics techniques sont dans le collimateur de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). — Mychèle Daniau AFP/Archives

Les prix de l'immobilier dans l'ancien vont baisser de 5% en 2008, tandis que ceux du neuf resteront stables, dans un marché qui se «stabilise», selon l'étude Eco Immobilier du Crédit agricole diffusée vendredi.

«Nous tablions jusqu'à présent sur un freinage en douceur de l'immobilier en France et une stabilisation du marché d'ici quelques trimestres», reconnaît Olivier Eluere, auteur de cette note, mais «la crise financière de l'été 2007 change la donne» sans modifier «radicalement le scénario».

Les prix des logements devraient être «en léger repli dans l'ancien en 2008, de l'ordre de -5% sur un an, et stables dans le neuf», écrit-il en précisant que «ceci ne serait pas l'amorce d'une baisse durable et sensible», mais marquerait «une stabilisation du marché».

Pour Olivier Eluere, «le cycle actuel n'est pas comparable à la bulle spéculative qui s'était formée en Ile-de-France entre 1985 et 1991, ni aux cycles à l'oeuvre actuellement aux Etats-unis, au Royaume-uni et en Espagne», qui sont des pays «beaucoup plus risqués».

+ 135% en onze ans

En hausse de 135% depuis 1996, les prix de l'immobilier français sont «devenus très élevés», mais «le marché français est relativement raisonnable». Olivier Eluere explique cette situation par «des prix qui ne sont pas clairement surévalués, une politique d'octroi de crédit prudente, une demande de logements raisonnable et structurelle et une offre de logements qui reste insuffisante».

Pas de «correction forte» à attendre sur ce marché donc, assure-t-il, en prévoyant que «les prix vont se stabiliser ou baisser légèrement». «La crise financière devrait renforcer le freinage en cours, sans l'aggraver fortement», conclut-il dans son étude.