Paris en ligne : le PDG d'Unibet mis en examen

JUSTICE Neuf jours après son arrestation à Amsterdam...

avec AFP

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Le PDG de l'entreprise de paris en ligne Unibet, le Suédois Petter Nylander, devrait être livré mercredi à la justice française par les autorités néerlandaises, a indiqué Unibet samedi.
Le PDG de l'entreprise de paris en ligne Unibet, le Suédois Petter Nylander, devrait être livré mercredi à la justice française par les autorités néerlandaises, a indiqué Unibet samedi. — Claudio Bresciani AFP/SCANPIX SWEDEN FILES/Archives
Le PDG de l'entreprise de paris en ligne Unibet, le Suédois Petter Nylander, a été mis en examen mercredi soir à Nanterre pour infraction au monopole sur les jeux en France, neuf jours après son arrestation à Amsterdam.

Caution de 200.000 euros

Petter Nylander a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de verser une caution de 200.000 euros et de répondre aux convocations du juge d'instruction, a indiqué le parquet de Nanterre.

Il a été mis en examen pour «loterie illicite, prises de paris illicites sur courses de chevaux et publicité de loterie illicite», a précisé le parquet.

A sa sortie du tribunal, le PDG d'Unibet, accompagné de son avocat et de son épouse, a fait une déclaration en français aux journalistes pour affirmer que son entreprise «a toujours respecté la loi», en dépit des plaintes déposées par la Française des Jeux (FDJ) et le PMU pour atteinte à leur monopole.

«La multiplication des procédures judiciaires en France nous semble paradoxale alors que le gouvernement (français) a évoqué une ouverture» du marché réclamée par Bruxelles, a-t-il ajouté.

La France critiquée par la Commission européenne

La Commission européenne avait critiqué l'arrestation de
Petter Nylander. En effet, la France fait l'objet d'une procédure d'infraction lancée par Bruxelles qui critique les conditions de monopoles du PMU et de la FDJ sur les paris sportifs et veut une ouverture du marché.

Paris avait jusqu'au 29 octobre pour donner une réponse satisfaisante à la Commission européenne, qui pourrait saisir la Cour européenne de justice.