Baisse des impôts: Différentes options sont encore à l'étude, explique Michel Sapin

FISCALITE Le ministre de l’Economie et des Finances a reconnu ce jeudi que l’impôt était monté « à un niveau qui n’était plus supportable pour les Français »…

20 Minutes avec AFP

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Le ministre des Finances Michel Sapin
Le ministre des Finances Michel Sapin — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Baisse de l’impôt sur le revenu ou de la CSG, hausse de la prime d’activité… Rien n’est encore tranché. Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin s’est refusé ce jeudi sur RMC et BFM TV à choisir entre les différentes options étudiées par le gouvernement en vue d’une diminution des impôts des particuliers. La baisse des impôts « est nécessaire à la France », a toutefois confirmé Michel Sapin.

Après la crise économique mondiale ouverte en 2008, « de 2010 à 2013 on a d’abord fait appel à l’impôt pour éviter les problèmes, mais on est monté à un niveau qui n’était plus supportable pour les Français », a-t-il souligné.

La France espère réduire le déficit à 3,3 % du PIB en 2016

« Depuis 2014, l’objectif c’est d’essayer de rendre aux Français les fruits de ces efforts », a dit celui qui occupait déjà le double portefeuille de Bercy entre 1992 et 1993 dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. « Il y a déjà eu 5 milliards de baisses d’impôts, il faudra continuer » dans cette voie, a affirmé Michel Sapin.

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Mais le ministre s’est refusé à choisir entre « les principales pistes » envisagées par le gouvernement, parmi lesquelles figurent une baisse de la CSG ou de l’impôt sur le revenu, et une augmentation de la prime d’activité. « Quand on essaie d’être rationnel, on ne commence pas par exclure les pistes, on le fait de manière compatible avec nos grandes orientations », dont la nécessité de réduire les déficits publics, a-t-il déclaré. La France espère limiter ceux-ci à 3,3 % du PIB en 2016.

Michel Sapin a également confirmé que le gouvernement espérait une croissance du PIB de 1,5 % pour 2016 et pour 2017.