Une étude prévoit une augmentation «prudente» des salaires en 2017

REMUNERATIONS L'étude du cabinet Deloitte publiée ce mardi table sur une hausse de 1,8% des salaires à cause d'une inflation faible...

20 Minutes avec AFP

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Illustration Bulletin de salaire. Epluchage de fiche de paye. paie. Calculatrice.
Illustration Bulletin de salaire. Epluchage de fiche de paye. paie. Calculatrice. — laire

Pas d’emballement. Les entreprises font pour 2017 des prévisions d’augmentations salariales « extrêmement prudentes », à hauteur de 1,8 %, quasiment comme l’an dernier à la même époque, même si au bout du compte les augmentations ont atteint 2,7 % en 2016, selon une étude du cabinet Deloitte* rendue publique ce mardi.

Le cabinet de conseil souligne que les budgets d’augmentation prévisionnels restent « historiquement bas » (3,3 % en 2008) et l’explique « en partie » par la faible inflation (0,2 % en 2016 selon la dernière projection).

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Les cadres avantagés

Dans ce contexte, les entreprises favorisent largement les augmentations individuelles et 54 % d’entre elles déclarent ne vouloir appliquer que ce type d’augmentation pour leurs cadres, selon l’étude.

Pour les non-cadres, une sur deux (52 %) pratiquera un mix d’augmentations individuelles et générales. Et dans le cas d’un mix, souligne le cabinet, la part individuelle pourra représenter jusqu’à « plus des trois quarts de l’enveloppe » pour les cadres et « deux tiers » pour les non-cadres.

En 2016, malgré des prévisions équivalentes (entre 1,5 % et 1,85 %), les salaires ont finalement augmenté en moyenne de 2,7 % pour les non-cadres et les cadres (2,6 % en 2015), et de 2,9 % pour les cadres supérieurs.

Une augmentation des parts variables individuelles

La pratique du gel salarial est en repli tant pour les non-cadres que pour les cadres (4 et 7 % respectivement n’ont pas eu d’augmentation en 2016, contre 7 et 8 % en 2015), souligne Deloitte.

Enfin, le cabinet note une « forte augmentation des parts variables individuelles », notamment pour les cadres, avec des montants en forte progression, de l’ordre de 12 %, par rapport à 2015.

*Etude du cabinet Deloitte menée auprès d’un panel de 484 entreprises et sur près de 892.000 données individuelles au sein des principaux secteurs d’activité.