Le coût moyen de la rentrée scolaire reste stable

RENTREE DES CLASSES Le montant moyen des dépenses est même en baisse de 0,1% par rapport à l'an dernier...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'achat de fournitures scolaires.
Illustration d'achat de fournitures scolaires. — FLORENCE DURAND / SIPA

Le coût moyen de la rentrée scolaire restera stable cette année, à 190,24 euros pour un enfant entrant en sixième, l’augmentation du prix de la papeterie et des vêtements de sport étant compensée par la baisse des autres fournitures, selon le baromètre de Familles de France.

Le montant moyen des dépenses, estimé à partir d’un panier moyen de 45 références, est en baisse de 0,1 % par rapport à l’an dernier, selon l’étude annuelle de l’association familiale publiée mercredi.

La « non-revalorisation des prestations familiales » dénoncée

Comme chaque année, le panier de Familles de France est moins onéreux dans les hypermarchés, où s’équiper revient en moyenne à 175,84 euros (-0,1 %), devant les supermarchés (196,72 euros, -2,6 %) et les magasins spécialisés (212,28 euros, +2,9 %).

Concernant la vente en ligne, Familles de France constate d’importantes disparités d’un site à l’autre pour les mêmes produits, et invite donc les consommateurs à comparer les prix, et à vérifier le montant des frais de port. Sans oublier une lecture attentive des conditions générales.

Par ailleurs, l’association dénonce une fois de plus la « non-revalorisation des prestations familiales », alors que le montant de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) reste inchangé cette année, comme l’an passé.

L’association demande parallèlement à ce que le montant de l’ARS soit modulé en fonction de la classe et de la filière. Elle veut aussi que les lycéens âgés de plus 18 ans puissent continuer à en bénéficier en cas de redoublement ou d’échec au baccalauréat.

Jardin et textile plutôt que cartables et cahiers

Par ailleurs, et malgré des prix en baisse, les ventes de fournitures scolaires ont accusé un recul au mois de juillet, et les achats devraient se concentrer sur la fin août, selon une étude publiée mardi par l’institut GfK et l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB).

La rentrée des classes est « marquée par une érosion des ventes (-12,5 % de chiffre d’affaires du rayon papeterie) et une baisse des actes d’achats (-15,2 %) les cinq premières semaines de juillet », indique le communiqué commun d’AIPB et de l’Institut d’études de marché GfK. « 108 millions d’euros de chiffre d’affaires ont été générés et 42 millions d’actes d’achat », précise-t-il.

« Cette tendance est très probablement liée à un retard d’implantation des fournitures de classes, la distribution ayant maintenu les rayons jardin et textile plus longuement », souligne Antoine Gachet, directeur des marchés papeterie de GfK.

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Quant à la baisse des prix, elle a été de « 2 % en juillet », selon l’institut qui s’est basé sur « plus de 19.000 références constantes », un fléchissement d’autant plus marqué « sur les instruments d’écriture et de correction ».

L’allocation de rentrée scolaire attendue

Cependant, le président de l’AIPB, Christophe Boulicaut, invite à « relativiser cette baisse ». Si « le mois de juillet représente habituellement 25 % du chiffre d’affaires de la rentrée des classes (…) il faut s’attendre à une concentration des actes d’achats à partir du versement de l’allocation de rentrée scolaire, le 18 août et jusqu’à la rentrée », prévient-il.

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L’AIPB, dont la principale vocation est de promouvoir le secteur de la bureautique et de la papeterie, rassemble 6.000 collaborateurs, soit 41 entreprises et 70 marques. L’institut GfK réalise des études sur les marchés et les comportements des consommateurs.