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ENERGIELe bras de fer juridique continue autour du projet Hinkley Point d'EDF

EPR d’Hinkley Point: Le bras de fer juridique continue entre la direction et le CCE d’EDF

ENERGIE
Le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF demande en référé le retrait du dossier Hinkley Point de l’ordre du jour du conseil d’administration de l’électricien…
La centrale nucléaire d'Hinkley Point, en Grande-Bretagne.
La centrale nucléaire d'Hinkley Point, en Grande-Bretagne. - Adrian Sherratt/REX/REX/SIPA
Claire Planchard

Claire Planchard

Gagner du temps. C’est l’objectif des défenseurs et des opposants au projet construction par EDF de deux réacteurs EPR à Hinkley Point en Angleterre.

Défendre « l’accès au juge » du CCE

Dernier rebondissement en date dans le bras de fer judiciaire autour dece projet très contesté économiquement : le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF a demandé en référé d’heure à heure le retrait du dossier Hinkley Point de l’ordre du jour du conseil d’administration de l’électricien prévu jeudi, a appris ce lundi l’AFP auprès du CCE.

Objectif des opposants au projet : défendre « l’accès au juge » du CCE. En effet, EDF a décidé de soumettre ce projet controversé au vote des administrateurs sans attendre le résultat, le 22 septembre, d’une action en référé de l’instance pour obtenir des informations supplémentaires sur le projet Hinkley Point, a précisé à l’AFP le secrétaire du CCE, Jean-Luc Magnaval.

L’ordre du jour maintenu mais possible suspension

La demande en référé du comité central d’entreprise (CCE) sera examinée le 2 août. Ce dossier contesté pourra donc être soumis aux administrateurs comme prévu le 28 juillet mais les décisions du conseil pourraient par la suite être suspendues, le CCE ayant aussi demandé à la justice, dans son référé d’heure à heure, d’ordonner « la suspension de tous les effets des délibérations qui seraient prises par le conseil ».

Interrogée par l’AFP, EDF n’a pas fait de commentaires.

L’électricien a annoncé jeudi dernier dans la soirée qu’il avait convoqué un conseil d’administration le 28 juillet pour prendre une décision finale d’investissement sur ce projet gigantesque de 18 milliards de livres (21,6 milliards d’euros), à l’origine de fortes tensions au sein de l’entreprise.

Cette ultime étape se faisait attendre depuis la signature, en octobre 2015, d’un accord commercial avec l’entreprise publique chinoise CGN, qui devrait supporter un tiers du financement.

Les fédérations de l’énergie CGT, CFE-CGC et FO, qui demande son report depuis plusieurs mois, ont accusé vendredi le président François Hollande d’être « passé outre l’avis des salariés » sur ce chantier.

Ce lundi l'association EDF actionnariat salarié (EAS) s'est à nouveau élève contre le projet, estimant qu'il est «de nature à compromettre gravement la viabilité» de l'entreprise.

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