ArcelorMittal en discussions pour céder deux filiales

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Pris en tenaille entre l'effondrement du prix du minerai de fer et la concurrence chinoise dans la production d'acier, le sidérurgiste a multiplié ses pertes par huit l'an dernier
Pris en tenaille entre l'effondrement du prix du minerai de fer et la concurrence chinoise dans la production d'acier, le sidérurgiste a multiplié ses pertes par huit l'an dernier — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AFP

ArcelorMittal a déclaré vendredi être «en discussions» en vue de céder ses filiales WireSolutions et SoluStil, qui fabriquent des produits en acier, confirmant une information du Figaro.

«ArcelorMittal confirme mener des discussions concernant l'éventuelle cession de sa filiale WireSolutions», a indiqué le groupe dans une brève déclaration écrite.

Le Figaro rapporte vendredi que le fonds d'investissement américain Oaktree est favori pour reprendre WireSolutions, qui compte environ 700 salariés et produit des fils pour les clôtures et des clous. Selon le quotidien, ArcelorMittal officialisera le nom du repreneur le 7 juillet, lors d'un comité de groupe européen.

ArcelorMittal confirme par ailleurs «avoir mené des discussions concernant une éventuelle cession partielle de sa filiale SoluStil», et précise que «les discussions avec d'éventuels partenaires pour former une coentreprise se poursuivent».

«Le but de la vente serait d'améliorer la compétitivité de SoluStil, mise sous pression ces dernières années du fait de conditions de marché très difficiles», ajoute le groupe.

ArcelorMittal avait annoncé la semaine dernière être en «négociations exclusives avec les groupes italiens CLN et Cellino», intéressés par la reprise des actifs et des équipes de SoluStil dans le cadre de deux coentreprises où ArcelorMittal ne conserverait respectivement que 49% et 35%.

Selon les syndicats, SoluStil perd 12 millions d'euros par an et ses pertes cumulées atteignent 35 millions. ArcelorMittal serait prêt à apporter 50 millions d'euros pour purger ces pertes et accompagner les repreneurs pendant deux ans.

Cette filiale, qui emploie 669 personnes sur huit sites en France et un en Pologne, est spécialisée dans la transformation de produits sidérurgiques. Elle découpe des tôles, les plie, les soude et les peint, avant de les livrer à de gros clients industriels, notamment dans l'automobile.

Plombé par la chute des prix de l'acier et du minerai de fer, ArcelorMittal a accusé l'an dernier une perte de 7,9 milliards de dollars et a dû procéder à une augmentation de capital de 3 milliards d'euros. Le groupe emploie 17.200 personnes en France.