Les cadeaux du gouvernement vont coûter 6,5 milliards d’euros de plus à la France

BUDGET La rapporteuse socialiste du budget annonce une prévision de dépenses de 6,5 milliards d’euros pour 2017…

William Pereira

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Valerie Rabault, rapporteuse socialiste du budget
Valerie Rabault, rapporteuse socialiste du budget — WITT/SIPA

La rapporteuse socialiste du budget, Valérie Rabault, a de quoi grincer des dents. Sa calculatrice lui annonce une prévision de dépenses de 6,5 milliards d’euros pour 2017, contre 4,1 l’année précédente. Un bond impressionnant qui s’explique par les nouvelles mesures annoncées ces dernières semaines par François Hollande en faveur, entre autres, des jeunes et des enseignants. Citée par Challenges, Valéry Rabault refuse néanmoins de s’avancer et précise qu’il s’agit plus d’une estimation que d’un chiffrage exact. Mais la leçon à en tirer reste la même : les économies prévues ne sont pas bonnes.

Gratter des économies un peu partout

Pour limiter la casse, le gouvernement compte sur une économie de 1,8 milliard liée aux très faibles taux d’intérêt mais aussi sur une limitation des dépenses courantes. De fait, tous les « cadeaux » offerts par François Hollande seront donc compensés une baisse des subventions à l’office français de l’immigration et de l’intégration, aux monuments historiques, par des reports de projets informatiques et immobiliers, ainsi que par une multitude d’autres petites annulations de crédits. Une stratégie qui a le don d’agacer la rapporteuse socialiste du budget.

1,6 milliard de dépenses lié à la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires

« On arrive au bout de cette logique de rabot. On ne peut pas aller plus loin à moins de toucher au service rendu ou à l’organisation actuelle de l’administration », s’indigne-t-elle. Et ce n’est pourtant pas tout. En 2017, il faudra donc à la fois trouver 2,4 milliards d’euros supplémentaires, mais aussi faire face à des dépenses supplémentaires de près de 4 milliards, dont 1,6 rien que pour la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires. De quoi compliquer un peu plus le passage du déficit français sous les 3 % du PIB, alors que la tâche semblait déjà suffisamment ardue.