Loi Travail: Les grèves auraient déjà coûté au moins 500 millions d'euros

GRÈVES Ce bilan provisoire est obtenu en faisant la somme des estimations fournies par la SNCF, Air France et Total, les entreprises les plus touchées par le mouvement...

20 Minutes avec agence

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Blocage et grève contre la loi Travail sur le site de traitement de déchets d'Ivry-sur-Seine, le 8 juin 2016
Blocage et grève contre la loi Travail sur le site de traitement de déchets d'Ivry-sur-Seine, le 8 juin 2016 — Geoffroy Van der Hasselt AFP

La mobilisation contre la Loi Travail se traduit par des grèves et des manifestations. Et depuis plusieurs mois que le mouvement est lancé, chacun fait ses comptes. Depuis mars, il en aurait ainsi coûté environ 500 millions d’euros aux entreprises, a calculé le quotidien économique Les Echos en se basant sur les estimations fournies par les grands noms (Air France, Total, SNCF, etc.) les plus concernés par le mouvement social.

Air France a, pour sa part, annoncé, ce mercredi, que les quatre jours de grèves qui ont touché la compagnie avait entraîné plus de 40 millions d’euros de perte. Durant cette période, 1.030 vols ont dû être annulés et 127.500 passagers auraient subi retards ou annulations.

120 millions d’euros pour Total

Entre billets non vendus, remboursements, substitutions de trains par des autocars et impacts sur le fret, la SNCF a, elle, estimé ses pertes à 20 millions d’euros par jour de grève. Soit, depuis mars, près de 400 millions d’euros.

Total, également touché par le blocage de ses raffineries, a fourni une estimation plus vague et a évoqué « plusieurs dizaines de millions de dollars par semaine ». Mais Le Figaro avait récemment avancé le chiffre de 40 millions d’euros par semaine, soit un total pour les trois semaines de blocage de 120 millions d’euros.

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Ramassage privé et heures supplémentaires

Ce coût des grèves devrait logiquement encore augmenter puisque l’impact financier de la mobilisation des éboueurs de plusieurs villes de l’Hexagone n’a pas encore été communiqué.

Enfin, entre l’usine d’incinération de la Tiru à Ivry-sur-Seine qui en est à son seizième jour de blocage et la grève du ramassage des ordures qui avait traîné en longueur avant le début de l’Euro 2016, la mairie de Paris n’a toujours pas livré de chiffres. Pour rappel, la Ville avait fait appel à des entreprises de ramassage privées et avait dû payer les heures supplémentaires des éboueurs non grévistes.

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