Les entreprises construisant le Lyon-Turin devront figurer sur une liste «antimafia»

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Des engins travaillent le 15 septembre 2008 sur le chantier de la descenderie de Saint-Martin-la-Porte, sur le tracé de la future ligne du TGV Lyon-Turin
Des engins travaillent le 15 septembre 2008 sur le chantier de la descenderie de Saint-Martin-la-Porte, sur le tracé de la future ligne du TGV Lyon-Turin — JEAN-PIERRE CLATOT AFP

Les entreprises travaillant sur le chantier du futur tunnel ferroviaire Lyon-Turin devront figurer sur une «liste blanche» attestant qu'elles ne sont pas infiltrées par la mafia, a annoncé mardi la société opératrice du projet TELT.

Seules les entreprises inscrites sur cette liste, quelles que soient leurs nationalités, pourront intervenir sur le chantier, a précisé TELT dans un communiqué.

L’inscription aura une validité de 12 mois «renouvelable, sous réserve de nouvelles vérifications».

Le projet «est le premier cas en Europe d’application d’une réglementation antimafia au niveau transnational», a fait valoir la société, détenue à 50% par l'Etat français et à 50% par les chemins de fer italiens.

«Cette procédure ne concernera pas seulement les nouveaux chantiers. Tous les marchés en cours côté français devront adhérer à ces nouveaux critères, tandis qu'en Italie les procédures antimafia prévues par le droit italien sont déjà appliquées», a-t-on précisé.

Une structure binationale, coprésidée par le préfet de Turin et par un préfet français, sera chargée de coordonner les vérifications antimafia concernant l’ensemble des contrats liés aux chantiers français et italiens de l’ouvrage, a ajouté TELT.