Uber: L'Arabie saoudite investit 3,5 milliards de dollars dans la start-up américaine

20 Minutes avec agences

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Le fonds public d'investissement (PIF) de l'Arabie saoudite a investi 3,5 milliards de dollars dans le service américain de réservation mobile de voiture avec chauffeur Uber
Le fonds public d'investissement (PIF) de l'Arabie saoudite a investi 3,5 milliards de dollars dans le service américain de réservation mobile de voiture avec chauffeur Uber — Brendan Smialowski AFP

Le fonds public d’investissement de l’Arabie saoudite (Public Investment Fund, PIF) vient d’injecter 3,5 milliards de dollars dans Uber, le service américain de réservation mobile de voitures de transports avec chauffeur (VTC).

Un siège au conseil d’administration

La prise de participation s’est faite sur la base d’une valeur totale pour l’entreprise de 62,5 milliards de dollars. Et, de fait, le directeur général du fonds, Yasir Al Rumayyan, va obtenir un siège au conseil d’administration.

« Nous apprécions le vote de confiance dans notre activité alors que nous continuons d’étendre notre présence dans le monde », a commenté le patron fondateur d’Uber, Travis Kalanick. De son côté, le PIF a évoqué un « important investissement stratégique », alors que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est l’une de celles où Uber enregistre actuellement la plus forte croissance.

 

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80 % des passagers qu’Uber transporte sont des femmes

Le nombre de chauffeurs conduisant pour son service y a effectivement été quintuplé en un an pour atteindre 19.000 personnes au premier trimestre, et celui des passagers a été multiplié par 6 pour dépasser la barre des 395.000 utilisateurs actifs.

Uber est notamment présent dans 5 villes d’Arabie saoudite, où il estime qu’environ 80 % des passagers qu’il transporte sont des femmes. Le royaume islamique est, en effet, le seul pays au monde qui interdit aux femmes de conduire et, là, Uber fait valoir que son service améliore leur accès à l’éducation et à l’emploi.

 

 

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L’un des plus grosses startups non cotées du monde

Il s’avère que cette prise de participation dans Uber s’inscrit dans le cadre de la « Vision saoudienne à l’horizon 2030 ». Ce plan ambitieux, présenté fin avril, vise à diversifier une économie qui dépend à plus de 70 % du pétrole. L’un de ses objectifs est d’ailleurs d’augmenter la participation des femmes à la force de travail.

Uber, basée à San Francisco, est aujourd’hui présente dans une soixantaine de pays. Grâce à cette « opération saoudienne », cette figure de proue de l’économie du partage conforte sa position au sommet du classement des plus grosses startups non cotées du monde. Ces 3,5 milliards portent également les liquidités dont le spécialiste du VTC dispose pour se développer à plus de 11 milliards de dollars.

 

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