DSK ne veut rien dire sur 2012

FMI Premier pas de Dominique Strauss-Kahn comme directeur du FMI...

P. K.

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Dominique Strauss-Kahn, qui succédera à Rodrigo Rato à la tête du Fonds monétaire international (FMI) au 1er novembre, a estimé que la crise des "subprime" ne devrait pas avoir d'"effets dramatiques" sur la croissance et que les bases de la croissance mondiale étaient "solides".
Dominique Strauss-Kahn, qui succédera à Rodrigo Rato à la tête du Fonds monétaire international (FMI) au 1er novembre, a estimé que la crise des "subprime" ne devrait pas avoir d'"effets dramatiques" sur la croissance et que les bases de la croissance mondiale étaient "solides". — thomas coex AFP

Ne lui parlez plus de politique! Pour sa première apparition publique en France depuis sa nomination à la tête du Fonds monétaire international vendredi, Dominique Strauss-Kahn s’est volontairement extrait de la mêlée politique française.

Devant la presse internationale lundi, et sous les yeux d’Anne Sinclair tout sourire, il a pourtant eu à répondre à quelques questions sur son entretien matinal avec Nicolas Sarkozy («cordial») et même sur son éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle, qui devrait avoir lieu au printemps 2012, alors que son mandat à devrait s’achever en novembre de cette année. «Le mandat qui m'a été proposé par le "board" est de cinq ans et je n'ai rien d'autre à dire».

«Rupture! Quel vocabulaire!»

DSK a aussi rapidement évoqué le rôle majeur joué par Nicolas Sarkozy dans sa nomination, et a préféré ne pas répondre à une question sur le goût de ce dernier pour l’ouverture aux hiérarques socialistes. De quoi lui inspirer une boutade: «rupture! Quel vocabulaire!», a répondu DSK à une question sur ses réformes à la tête du FMI.

De son propre aveu, Dominique Strauss-Kahn était plus à l’aise face aux questions des journalistes anglo-saxons qui se sont plutôt concentrés sur les défis qui l’attendent. Sans rentrer dans le détail des réformes, Dominique Strauss-Kahn a répété les grandes lignes de son programme : plus de place pour les pays émergents, et plus de justice sociale. «Il n’y a pas de contradiction entre la croissance et la justice sociale. L’un est la condition de l’autre.» Si DSK se refuse à parler de rupture, il n’hésite en revanche pas à évoquer des réformes, dans les relations avec la banque mondiale, avec les pays d’Amérique latine ou d’Asie, de son propre aveu les grands chantiers de son mandat.

Dominique Strauss-Kahn peut maintenant s’envoler pour Washington, où il prendra ses fonctions le 1er novembre.