Bloomberg prédit une récession mondiale

ECONOMIE Le maire de New York joue aux oiseaux de mauvais augure…

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Le maire de New York, Michael Bloomberg, quitte le parti républicain
Le maire de New York, Michael Bloomberg, quitte le parti républicain — Sipa

Le maire de New York, le financier Michael Bloomberg (qui possède un groupe de presse et une télé à son nom) n’est pas vraiment un habitué des déclarations catastrophistes. Raison de plus de prendre au sérieux sa prédiction d’une récession économique mondiale en raison du caractère «démentiel» de la dette publique.
 
Pour Michael Bloomberg, les raisons sont claires: la crise de confiance du fait du ralentissement économique pourrait aussi conduire à un effondrement brutal (ou n’être selon lui qu’une simple dépression).
 
«Débâcle»
 
Le maire de New York s'adressait au congrès annuel des Conservateurs britanniques à Blackpool. Devant les membres du parti éloigné du pouvoir depuis l’arrivée de Tony Blair, il a estimé que les gouvernements devraient constituer des réserves pour faire face aux dérapages économiques. «Etre conservateur sur le plan fiscal veut dire qu'on doit se préparer à faire face au ralentissement inévitable de l'économie».
 
Il a ajouté que la «débâcle» de la banque britannique Northern Rock en septembre n'était qu'un indicateur supplémentaire de la tourmente que connaissent les marchés financiers.
 
Déficits
 
Michael Bloomberg, à qui l’on prête l’intention de se porter candidat à la succession de George Bush, a souligné que la crise n'était pas due uniquement à l'effondrement du secteur des «subprimes» du crédit immobilier aux Etats-Unis mais qu'il s'agissait d'une crise de confiance qui touchait tous les acteurs économiques.
 
Il a insisté sur la nécessité d'avoir des budgets équilibrés plutôt que de laisser se creuser des déficits que les générations à venir ne pourront pas combler.