Temps d'attente aux contrôles des passeports: le PDG d'Aéroports de Paris réclame plus d'effectifs

© 2016 AFP

— 

Contrôles de sécurité à l'aéroport de Roissy, le 16 décembre 2011
Contrôles de sécurité à l'aéroport de Roissy, le 16 décembre 2011 — MIGUEL MEDINA AFP

Les effectifs de la Police aux frontières (PAF) doivent être renforcés dans les aéroports parisiens pour réduire les temps d'attente qui s'allongent en raison de contrôles des passeports plus poussés depuis les attentats en France et en Belgique, a estimé jeudi le PDG de Groupe ADP.

«Je me suis exprimé auprès du ministre de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve, ndlr) pour lui dire que je pensais nécessaire pour cet été d'apporter des renforts» à la Police aux frontières (PAF), chargée des contrôles des passeports, a déclaré Augustin de Romanet, au cours d'une conférence de presse pour le lancement d'un nouveau service de transport par bus entre la capitale et les aéroports de Paris.

Le trafic a «crû depuis 2008 d'environ 20%», alors que «les effectifs de la PAF, globalement à Roissy et à Orly, ont décru», a-t-il précisé.

En parallèle, «les contrôles se sont développés» en étant étendus à certains pays situées en zone Schengen, a-t-il souligné.

Les contrôles sont en outre «plus détaillés, puisque désormais systématiquement les passeports sont reliés aux fichiers centraux», a-t-il poursuivi tandis que les missions des agents de la PAF «ont été élargies» avec des tâches de renseignement notamment.

«Nous observons un accroissement considérable des temps d'attente à la PAF qui dès à présent s'est traduit par une moindre progression des indices de qualité de nos services», a regretté M. de Romanet précisant que «les occurrences où l'attente dure plus de 30 minutes ont dû être multipliées par quatre ou cinq, depuis début 2016».

Depuis 2008, les effectifs de la PAF ont été «stables» à Roissy-Charles-de-Gaulle et «ont baissé» à Orly, selon lui.

A la mi-avril, M. de Romanet avait annoncé la volonté des autorités de doubler d'ici trois ans le nombre de «parafe», les systèmes de contrôles automatisés des passeports pour en avoir «80 d'ici trois ans».

Depuis les attentats de Paris et de Bruxelles, le Groupe ADP a, avec la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), déployé divers dispositifs de sûreté en zone publique des aéroports avec notamment des fouilles de sacs aléatoires, des patrouilles cynophiles, et des profileurs dont le rôle est de détecter d'éventuels comportements suspects.

Un système de reconnaissance faciale au contrôle des passeports doit par ailleurs être testé.