Le numéro 2 de Hon Hai va prendre la tête de Sharp, 3.000 suppressions de postes à l'étude

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Tai Jeng-wu, actuel bras droit du PDG Terry Gou au sein de Hon Hai, va prendre la tête de l'électronicien japonais Sharp, qui envisage de supprimer 3.000 postes
Tai Jeng-wu, actuel bras droit du PDG Terry Gou au sein de Hon Hai, va prendre la tête de l'électronicien japonais Sharp, qui envisage de supprimer 3.000 postes — TORU YAMANAKA AFP

Le numéro 2 de Hon Hai va prendre la tête de l'électronicien japonais Sharp, qui envisage de supprimer 3.000 postes (15% du total), dans le cadre de sa restructuration accompagnant son rachat par le géant taïwanais de l'assemblage de produits numériques plus connu sous le nom Foxconn, selon la presse nippone.

Le supposé futur patron de Sharp, Tai Jeng-wu, actuel bras droit du PDG Terry Gou au sein de Hon Hai, est déjà apparu en public au Japon début avril, lors d'une conférence de presse suivant la signature du contrat d'entrée de Hon Hai au tour de table de Sharp pour devenir, et de loin, son premier actionnaire (66% du capital).

C'est lui qui, employé par Hon Hai depuis 30 ans, a mené avec M. Gou les négociations. Il parle parfaitement japonais et connaît la mentalité nippone. Il a été déjà très actif dans d'autres négociations qui ont notamment permis à Hon Hai/Foxconn de décrocher l'assemblage de produits pour Sony.

Selon le quotidien Nikkei, les deux entreprises discutent désormais des dernières modalités pour que Tai Jeng-wu prenne les commandes du groupe aux environs du mois d'octobre. L'actuel patron de Sharp, Kozo Takahashi, quitterait le groupe.

Ce serait le cas échéant la première fois en plus de 100 ans d'histoire que Sharp serait dirigé par un étranger.

Par ailleurs, des rumeurs insistantes, relayées notamment par le quotidien Yomiuri, indiquent que Sharp pourrait encore se séparer de quelque 3.000 personnes, essentiellement dans l'activité des cellules et panneaux solaires ainsi que dans les services administratifs du siège situé à Osaka (ouest).

Le groupe a déjà procédé depuis 2012 à plusieurs vagues de restructuration qui ont abouti à la suppression de quelque 6.000 emplois, mais il reste dans une situation financière délicate et a un besoin impérieux de faire des économies.

Sharp doit annoncer jeudi ses résultats financiers de l'exercices 2015/16, qui risquent de se traduire par une perte massive pour la deuxième année de suite.