La Bourse de Paris reste très hésitante et termine en baisse (-0,54%)

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Le fronton du Palais Brongniart à Paris, le 9 mars 2013
Le fronton du Palais Brongniart à Paris, le 9 mars 2013 — THOMAS COEX AFP

La Bourse de Paris a terminé en baisse jeudi (-0,54%), après avoir hésité tout au long de la séance, signe de la prudence du marché depuis plusieurs jours, faute de nouvelles économiques encourageantes.

L'indice CAC 40 a perdu 23,40 points à 4.293,27 points, dans un volume d'échanges faible de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 0,50%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a cédé 1,13% et Londres 0,95%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a lâché 0,72%.

Le marché parisien a ouvert en baisse mais a progressivement redressé la barre au fil de la matinée, au point d'évoluer en nette hausse, avant de faiblir à nouveau.

«C'est un marché très hésitant dont les efforts pour repartir de l'avant restent vains», observe Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant Bleu Gestion.

Le marché a été encouragé dans la matinée par la hausse des prix du pétrole après un rapport de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), selon lequel le marché pétrolier se dirige résolument vers un rééquilibrage, du fait d'un repli plus marqué qu'anticipé de la production des pays hors Opep en 2016.

«Les investisseurs ont profité de la hausse du pétrole dans la foulée d'un rapport favorable de l'AIE», mais le fait que le brut se soit par la suite éloigné de ses plus hauts de l'année «a laissé les actions européennes sans direction», explique Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Par ailleurs, les indicateurs du jour aux Etats-Unis et en Europe ont eu peu d'impact sur la tendance.

De même, la réunion de politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE) n'a pas surpris en se concluant sur le maintien de son taux directeur inchangé au niveau historiquement bas de 0,50%.

De manière plus générale, «le marché a du mal à retrouver de l'élan en raison d'un environnement peu porteur», note Daniel Larrouturou.

Il évoque des résultats d'entreprises décevants, des indicateurs économiques moroses et les incertitudes politiques liées au Brexit et aux élections américaines, tout comme celles concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Parmi les valeurs, le marché a été encore animé par de nombreuses publications d'entreprises diversement reçues.

Crédit Agricole a souffert (-4,91% à 8,65 euros), après des résultats trimestriels en baisse, plombés par la restructuration de son capital.

En revanche, Lagardère a bondi (+5,19% à 22,28 euros), grâce à une activité jugée rassurante pour le premier trimestre, tirée par la distribution dans les lieux de transports.

Vivendi a pris 2,70% à 16,91 euros après avoir vu son bénéfice net part du groupe bondir au premier trimestre, gonflé notamment par la cession de sa part restante dans Activision Blizzard.

Ubisoft a gagné 3,73% à 27,80 euros. Le groupe a annoncé une hausse de 14% de son bénéfice net à 129 millions d'euros, en publiant ses résultats après la clôture, et a dévoilé la bande-annonce du film Assassin's Creed, inspiré de sa série de jeux.

Casino a terminé en très forte hausse (+4,88% à 53,51 euros), alors que le groupe veut reprendre en main sa filiale en difficulté Cnova, en prévoyant de céder sa branche brésilienne et de lancer une offre publique d'achat.

Les valeurs pétrolières ont finalement terminé en baisse après avoir évolué en hausse une grande partie de la séance, suivant les cours du brut, à l'image de Technip (-0,55% à 46,73 euros) et Total (-0,28% à 42,77 euros).

Renault a progressé (+1,11% à 82,18 euros). Le groupe automobile japonais Nissan a tendu la main jeudi à Mitsubishi Motors Corporation (MMC) en prenant une part de 34% dans son compatriote en proie à un scandale de fraude, une opération qui vient renforcer l'alliance déjà formée avec le français.

Akka Technologies a été dynamisé (+3,77% à 29,21 euros) par un chiffre d'affaires en hausse de 18,7% sur un an, alors que le groupe a par ailleurs confirmé ses objectifs.

Enfin, Gemalto a plongé (-7,32% à 53,05 euros) alors que selon l'agence Bloomberg son homologue américain CPI Card Group a revu à la baisse ses objectifs de résultats pour 2016.

Cac 40 (Euronext)