Pause dans les dépenses, pas dans les déficits

Armelle Le Goff - ©2007 20 minutes

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Pas de cure de rigueur. Mais une « stratégie de relance » fondée sur « la valorisation du travail pour créer de la richesse et de l'activité ». C'est ce qu'a affirmé hier Nicolas Sarkozy au sujet du projet de loi de finances 2008, se démarquant nettement des propos de son Premier ministre François Fillon sur la « faillite » financière de la France.

Avec l'hypothèse très optimiste, selon les économistes, d'une croissance comprise entre 2 et 2,5 % et des dépenses stabilisées à 271,9 milliards d'euros, le gouvernement prévoit de circonscrire le déficit de l'Etat à 41,7 milliards d'euros et le déficit public à 2,3 % du PIB. Des objectifs qui restent tout de même très en deçà de la majorité des Vingt-Sept (voir ci-contre). Et pourraient en outre s'avérer inatteignables. Pour ne pas exploser le budget, il a fallu penser en termes de redéploiement. Parmi les postes les mieux dotés, l'Enseignement supérieur et la recherche et la Justice. Les plus touchés sont la Défense, le Budget et l'Enseignement scolaire, qui perd 11 200 postes.