«Il n'y a aucune alternative crédible à l'énergie nucléaire», affirme Nicolas Sarkozy

NUCLEAIRE L’ancien chef de l’Etat juge que la fermeture de Fessenheim est « une erreur historique »…

20 Minutes avec AFP
L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy
L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy — GUILLAUME SOUVANT / AFP

« Il n’y a simplement aucune alternative crédible à l’énergie nucléaire », affirme Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Journal du dimanche publié samedi, l’ancien chef de l’Etat déclare que la droite, si elle revient au pouvoir en 2017, abrogera l’objectif de réduire d’ici 2025 la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d’électricité.

En l’absence selon lui d’alternative, « il faut donc maintenir le parc actuel, et investir pour développer une nouvelle génération de centrales », affirme le président des Républicains, dont le parti tient une convention mardi sur l’énergie. La fermeture de Fessenheim, confirmée par François Hollande pour cette année à l’occasion de la conférence environnementale, « est une erreur historique », juge-t-il.

Fessenheim « ne pose aucun problème de sécurité »

« L’Autorité de sûreté nucléaire, après avoir examiné la centrale, lui a accordé plusieurs années d’exploitation supplémentaires. À lui seul, le site de Fessenheim fournit notamment, l’électricité de toute la région Alsace. Elle rapporte plus de 300 millions d’euros de bénéfices à EDF et elle ne pose aucun problème de sécurité », plaide-t-il.

« De deux choses l’une : soit les centrales sont dangereuses et, dans ce cas, la France comptant 58 réacteurs nucléaires, pourquoi fermer ceux de Fessenheim et pas les autres ? Soit ce n’est pas dangereux et, dans ce cas-là, pourquoi fermer Fessenheim ? Uniquement, par pure tactique électorale, pour rattraper désespérément les écologistes ? On est très loin du sens de l’État », dénonce-t-il.

Sur la situation financière d’EDF, l’ancien président estime que « la seule solution sera d’ouvrir le capital d’EDF pour lui permettre d’investir dans son développement : investir dans l’EPR, et notamment en Grande-Bretagne, mais aussi investir pour développer un nouveau modèle de centrales de milieu de gamme, qui permette de gagner des appels d’offres dans d’autres pays ». « Mais cette ouverture du capital d’EDF ne peut être que partielle : le nucléaire est une activité stratégique et il ne peut être question d’une privatisation à 100 % d’EDF », ajoute-t-il.