Disneyland: l'Internationale retentit au McDo pour dénoncer les salaires dans les fast-food

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Des employés de McDonald's entonnent l'Internationale à Disney Village, près de Paris, le 14 avril 2016
Des employés de McDonald's entonnent l'Internationale à Disney Village, près de Paris, le 14 avril 2016 — Elliott VERDIER AFP

L'Internationale a retenti jeudi dans un des McDonald's les plus rentables au monde, près de Disneyland Paris, dans le cadre d'une manifestation organisée à l'occasion de la Journée internationale des travailleurs de la restauration rapide.

Une centaine de manifestants CGT, parmi lesquels le numéro 1 de la confédération Philippe Martinez, se sont rassemblés devant le McDonald's de Disney Village, l'établissement générant le 2e plus haut chiffre d'affaires du groupe au niveau mondial, après celui des Champs-Elysées.

Une trentaine de militants ont ensuite fait irruption en musique au milieu des clients à l'heure du déjeuner, dans cette enseigne située au sein de «Disney Village», le centre commercial attenant au parc d'attractions.

La manifestation s'inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des travailleurs de la restauration rapide, visant à réclamer une amélioration des salaires et des conditions de travail.

Derrière une banderole «Stop à la destruction sociale. Stop à l'+optimisation+ fiscale. Mêmes enseignes, mêmes droits, mêmes salaires», les manifestants ont dénoncé l'«hyper-précarisation» des salariés du secteur et le système des franchises qui engendre selon eux de grandes disparités.

«Dans une même rue, vous pouvez avoir un McDo qui a un 13e mois, des congés enfant malade, une bonne mutuelle et l'autre rien», a dit à l'AFP Loïc Roldan, 30 ans, qui travaille dans un restaurant près de Rouen.

«Qu'est-ce qui justifie dans un même groupe que des salariés aient des statuts différents, des salaires différents, des conditions de travail différentes ? Il faut une uniformisation par le haut des droits des salariés», a souligné le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, dénonçant au passage le projet de loi travail qui privilégie l'accord d'entreprise sur l'accord de branche.